Le jury du Grand Prix Assia Djebar du roman,  décerné pour la quatrième année consécutive, a distingué dimanche à Alger Ryad Girod pour son dernier roman paru chez Barzakh, « Les yeux de Mansour».

Le livre raconte l’histoire d’un homme, Mansour, sur le point d’être décapité sur Al-Safa Square. Son ami, le narrateur, est le témoin halluciné et impuissant de cette exécution. Qui donc est Mansour, «cet idiot magnifique qui roule en Camaro rouge, descendant de l’émir Abdelkader, à la fois innocent et coupable, figure sacrée et sacrificielle ?» C’est une des questions que pose le texte de Ryad Girod, convoquant l’histoire, la géopolitique, les grands maîtres soufis. «Il entrelace une histoire d’amour mystérieuse, une méditation sur la gloire perdue des Arabes et des scènes à l’ironie féroce sur le microcosme européen expatrié». Un roman qui interroge notre époque dans une région du monde malmenée par l’Histoire (lire entretien).

Les autres lauréats du Grand Prix Assia Djebar sont Nahed Boukhalfa pour son roman en langue arabe « Sirène, destination d’un homme optimiste » et Mhenni Khalifi pour son roman en tamazight « Imehbal ». 

Lire l’entretien : «‘‘Les Yeux de Mansour’’, c’est la passion de Hallaj des temps modernes»«‘‘Les Yeux de Mansour’’, c’est la passion de Hallaj des temps modernes»