Après une trentaine d’années d’absence, le chanteur Salah Aït Gherbi décide de réinvestir la scène artistique. Un retour pour lequel l’artiste, établi depuis plus d’une dizaine d’années au Canada, fait la promotion à travers une rencontre avec les médias.

Un gala-hommage à la Maison de la culture de Tizi Ouzou auquel ont pris part une pléiade de chanteurs venus saluer le parcours de l’auteur de «Sughegh !» (j’ai lancé un cri). Lors d’un point de presse organisé dans la matinée de samedi, Salah Aït Gherbi est revenu sur son parcours de chanteur, son départ au Canada et sur les raisons de sa décision de réinvestir la scène artistique après à un éloignement de quelques années. Un abandon de la scène artistique qui n’en fut pas un et qui ne signifie pas divorce avec la pratique musicale et l’écriture de chansons. Un laps de temps mis à profit pour l’écriture et la composition d’une centaine de titres et qui seront compilés dans plusieurs albums qui seront mis, l’un après l’autre, à la disposition du public. La dernière production en date chez Massinisa Edition a été présentée à la presse, samedi dernier. «Fihal-fihal», «Aqbayli», «Ad ruhagh», «Aqcic», «Nmrafak tura nemfarak», «Lawan A nruh» sont entre autres chansons contenues dans ce nouveau CD. Des compositions qui montrent que le chanteur reste fidèle au style qui a façonné son identité artistique d’interprète de chansons aux mélodies langoureuses et aux mots sublimant l’amour et la nostalgie. Dans l’après-midi, le chanteur a pris rendez-vous avec son public pour une vente-dédicace de son dernier CD. Pour acter ses retrouvailles avec le grand public, un gala a été organisé à la grande salle de la Maison de la culture. Un moment auquel ont pris part, outre des artistes comme Taleb Tahar, Ali Ferhati, Saïd Khazem, ses anciens étudiants du temps où il était enseignant à l’université de Tizi Ouzou qui ont tenu à assister au spectacle en hommage à «un professeur exemplaire que nous estimons tous. Il a pu allier enseignement et chansons qu’il interprétait durant les soirées à l’université. Des moments inoubliables de joie et de grande ambiance», témoignera l’un de ses ex-étudiants.n