Pour la troisième fois en trois ans, le Real Madrid a gardé le monde à ses pieds. Le club triple-champion d’Europe en titre a confirmé sa suprématie universelle en remportant, samedi face à Al-Aïn (Emirats arabes unis), une troisième Coupe du Monde des clubs de suite. La quatrième (2014, 2016, 2017 et 2018) lors des 5 dernières années et la 7e de son histoire « Mondialito » et Coupe intercontinentale confondus. Mythique !

La logique et le dénouement paraissaient implacables tant l’adversaire pour la finale ne semblait pas avoir les moyens de manger à la même table. Al-Aïn FC, représentant du pays hôte (Emirats arabes unis) invité surprise de la finale du tournoi après un parcours exceptionnel, n’a pas pu faire grand-chose contre les Espagnols samedi au stade Cheikh Zayed à Abu Dhabi. Une défaite assez lourde (4/1) contre les coéquipiers de Gareth Bale, élu meilleur joueur de la compétition et revenu à une longueur de Cristiano Ronaldo (buteur historique de l’épreuve avec
7 réalisations). Un score qui montre l’écart de classe entre les deux prétendants du jour bien que l’entraîneur des Emiratis, Zoran Mamić, avait laissé entendre, sur un ton d’humour, qu’ «une Smart peut battre une Mercedes». Mais cette dernière était bien d’une trop grosse cylindrée pour ses protégés qui ont été surclassés dans la course au titre. Après la rencontre, le technicien croate a dit : «Nous devons être fiers. Personne ne nous attendait en finale. On doit être satisfaits et fiers, même si dans quelques jours, on va devoir revenir à la réalité et se préparer pour les compétitions nationales» en reconnaissant que «le Real Madrid mérite ce trophée. Ils ont joué un très bon football, de grande qualité. Al-Aïn a fait un bon tournoi, mais c’était difficile pour nous avec quatre matches en dix jours. Nous n’avons pas eu la fraîcheur suffisante. » Fait-play.

Devant le Barça !

Côté madrilène, l’ambition de décrocher une nouvelle distinction après la Ligue des champions en mai dernier était là. Certes, beaucoup de choses ont changé depuis le départ de Cristiano Ronaldo et Zinedine Zidane mais la culture de la gagne dans les rendez-vous importants, les «Merengues» l’ont depuis toujours. « Gagner un titre pour la troisième année d’affilée serait exceptionnel, un grand exploit pour les joueurs. Ce sera sans précédent et une grande opportunité», avait indiqué Santiago Solari, entraîneur intérimaire après l’éviction express de Julen Lopetegui en octobre dernier suite à la déroute de 5 buts à 1 dans «El Clasico» face au FC Barcelone. En parlant des Barcelonais, éternels rivaux des Madrilènes, il faut savoir qu’ils viennent d’être dépassés dans le palmarès du Mondial des clubs dans sa nouvelle formule qui a pris effet en 2000. Avant cette 15e édition, les deux géants d’Espagne étaient à égalité en nombre de couronnes : trois pour chacun. Les «Blaugrana» peuvent regretter la finale de 2006 perdue contre les Brésiliens du SC Internacional au Japon alors que la «Maison Blanche» a toujours gagné l’ultime rencontre. Notons, néanmoins, que les deux franchises comptent désormais 90 titres officiels chacune. Egalité parfaite pour une lutte de prestige plus qu’acharnée.

L’homme de Solari a Zizou

Aussi, le Real ne serait pas là si Zinedine Zidane n’avait pas emmené l’équipe sur le toit de l’Europe en mai écoulé face à Liverpool.
Après avoir assuré le trophée, Santiago Solari s’est dit « très heureux, parce que ces joueurs le méritent» non sans noter qu’«on a beaucoup travaillé. Beaucoup d’entre eux ont beaucoup gagné. Ils restent sur trois Ligues des champions remportées, mais ils ont encore faim de titres.» Dans l’Euphorie du triomphe, l’Argentin n’a pas omis de rappeler qu’«il faut féliciter Zidane aussi, parce qu’il a très bien travaillé. Ce sera très difficile d’égaler ce qu’il a fait. » Très classe.
Satisfait, Solari sait que ses protégés doivent se remettre très vite au travail : «Nous devrons monter dans l’avion et nous laisser aller. Ensuite, les critiques recommenceront quand nous arriverons à Madrid », prévoit-il en connaissance des exigences à ce niveau. D’autant plus que les «Los Blancos» ne réalisent pas le début de saison espéré en Liga. Actuels 4es après 17 journées (avec un match en retard à disputer), Sergio Ramos & cie devront mettre les bouchées doubles pour rattraper le… FC Barcelone  perché au sommet avec 8 longueurs d’avance. En outre, il y aura la Champions League et ce match piège contre l’Ajax Amsterdam programmé au mois de février prochain pour l’«aller» et mars pour le «retour». Bien de défis que les maîtres de l’Europe et du monde devront relever.