Les Lehmanns brothers ont offert, vendredi soir à Constantine, lors de la 4e soirée du Festival international Dimajazz, un spectacle «explosif», placé sous le sacré triptyque, du funk, du groove et de l’afrobeat.

Le groupe The Lehmanns brothers, venu tout droit de France, ont apporté une ambiance festive au Dimajazz 2018, en témoigne de cela les déhanchements ininterrompus du public tout au long du spectacle dans l’enceinte du Théâtre régional de Constantine. Avec un chanteur au flow remarquable et à l’énergie contagieuse, une section cuivre joyeuse, une rythmique dynamique et un jeu de guitare groovy et funky, The Lehmanns brothers ont offert au public un son mixant à la perfection soul, hip-hop, funk, rock et afrobeat. Associant guitares, basse, batterie, trombone, trompette et clavier pour interpréter des morceaux de leur album ‘’Not That crazy’’, sorti en 2015, cette bande d’amis de 22 ans de moyenne d’âge, qui a déjà participé au très prestigieux Montreux Jazz festival, a été longuement ovationnée à la fin du spectacle et a même dû revenir sur scène sur insistance du public. La première partie de cette quatrième et avant dernière soirée du XVe Dimajazz a été assurée par Garage band, porté par la voix chaude et profonde de leur chanteuse Aida. Ce groupe originaire de Béjaïa a repris avec brio les plus grands standards du blues et de la funk, de Sam Cook à Ella Fitzerald en passant par Muddy Waters ou encore Chic. Dans une partition maîtrisée de bout en bout, Garage band ont repris à leur sauce ‘’Hier encore j’avais 20 de Charles Azenavour et ‘’Arwah Arwah» de Hasnaoui, puis ils ont rendu un vibrant hommage à la mémoire de Djamal Allam, en interprétant ‘’Djawhara’’ sous des tonnerres d’applaudissements. La quinzième édition du Festival international de Jazz de Constantine Dimajazz prendra fin samedi soir sur les notes de Boney fields and The Bones project.
(APS)