L’association des oulémas musulmans algériens (AOMA) qui vient de réélire son président sortant, Abderrazak Guessoum, cherche à autofinancer ses activités. Pour ce faire, elle compte mettre son logo au service de parties tierces, notamment les écoles privées, et assurer avec elle un programme d’enseignement et d’éducation civique et religieux.

Cette proposition a été faite hier à Alger par le président de la commission de l’éducation nationale au niveau de cette organisation, Farouk El Saim, lors de la troisième et la dernière journée de la 5e assemblée générale tenue à Zéralda.
« C’est un projet que nous allons mettre sur la table de la commission juridique ainsi que la commission de la fatwa au niveau de notre association. Il consistera à établir des contrats avec des écoles privées.
Cela permettra de prodiguer d’un côté notre enseignement et propager les principes de l’association et, d’un autre côté, parvenir à créer de nouveaux revenus outre ceux provenant des cotisants et des gens de bienfaisance», a précisé M. El Saim. « N’étant pas destinataire de subventions publiques, c’est une façon pour nous de faire coup double », a-t-il ajouté en indiquant que les oulémas veulent se doter d’un « cadre juridique » leur permettant de jouir exclusivement de leur logo.
« Nous avons remarqué qu’il y a des écoles privées qui ont déjà exploité notre logo mais à notre insu et ce pour attirer un maximum d’élèves et au point où nous avons été obligés d’alerter les autorités à ce propos », dira Farouk El Saim.n