Le budget primitif de l’exercice 2019 de la wilaya de Tizi-Ouzou a été adopté, mercredi dernier, par la majorité écrasante des élus à l’issue d’une session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya (APW). L’enveloppe globale allouée pour les dépenses sur les différentes sections est de 1,892 milliard de dinars, alors qu’il était de 1,946 milliard de dinars pour l’exercice 2018. La cérémonie de l’adoption a eu lieu en présence du wali, Abdelhakim Chater, le P/APW, Youcef Aouchiche et de l’Exécutif local.

Lors de son allocution, le président de la commission économie et finances au niveau de l’APW, Ferhat Saadoud, a fait savoir que la part du lion est accordée au volet fonctionnement avec une dotation de 1,705 milliard de dinars, alors qu’une enveloppe budgétaire très dérisoire estimée de 187,3 millions de dinars a été attribuée à l’équipement. Le BP pour l’exercice 2019 a été qualifié par les élus de l’hémicycle Aïssat-Rabah de « très minime et très faible » pour répondre aux besoins de la population et asseoir un développement local équitable dans la région. D’ailleurs, l’ordre du jour de cette session ordinaire de l’APW a été consacré à l’état des lieux de l’assainissement juridique du foncier industriel et le nombre de lots de terrains non exploités qui ont été récupérés par l’administration locale. A ce sujet, les élus ont dressé un bilan accablant sur le climat d’investissement défavorisé qui freine le développement local et les problèmes auxquels font face les investisseurs, notamment la viabilisation de ces zones. Un point noir pour les investisseurs qui se retrouvent livrés à eux-mêmes ajouté aux lenteurs administratives imposées à leur égard et qui les poussent vers d’autres wilayas où le climat d’investissement est beaucoup plus favorable.
Dans le même contexte, l’élue du FFS, Nabila Smaïl a tiré la sonnette d’alarme quant à la fuite de la recette fiscale des entreprises locales vers la wilaya de Boumerdès. Pourquoi le recouvrement de ces recettes se fait au niveau de Boumerdès et non pas au niveau de notre wilaya ? s’est-elle interrogée. Pour cela, la même élue a attiré l’attention du wali en l’appelant à mener des décisions très fermes sur cette question. « Si nous voulons que le budget de wilaya soit conséquent, il faut que le recouvrement se fasse au niveau local ». Pour sa part, le wali a tenu à souligner que la question de recouvrement des impôts et du contrôle financier échappe à ses attributions. Tout en rassurant que les textes d’amendements de la nouvelle réforme de fiscalité répondront aux attentes des élus pour la relance de l’investissement. n