Les habitants de la cité des 300 logements du quartier « chahid Mahmoud » à Hassi Bounif dans la banlieue ouest d’Oran ont vécu samedi dernier une nuit de violence sans précédent. Tout a commencé à une heure tardive de la soirée lorsqu’un groupe de 5 à 6 personnes, selon nos sources,  ont pris d’assaut un des appartements de cette immense cité de logements sociaux.

Les assaillants ont utilisé des armes blanches et des produits pyrotechniques pour extraire son occupant qui leur opposé une vive résistance avant de fléchir au milieu des cris de panique  et de frayeur de  ses voisins qui n’ont rien pu faire. Ni leurs appels au secours ni les hurlements des femmes qui craignaient un bain de sang n’ont pu les arrêter. 

Les violences ont duré longtemps dans la nuit et les riverains qui ont cru assister de loin à un meurtre ont été surpris ensuite de voir le groupe s’emparer de la personne et le remettre plus tard au poste de gendarmerie du groupement de Hassi Bounif. Plus tard, il s’est avéré que le groupe en question s’est, dans une action de vendetta préparée depuis des jours,  lancé derrière une personne recherchée depuis des mois par la justice (sa victime) pour le capturer et se faire justice par lui-même. L’individu dont il s’est emparé manu militari a des antécédents psychiatriques selon nos sources. Il serait impliqué dans l’agression d’une personne  qui a été amputée d’une main, la victime pouvant être un parent d’un de ses assaillants. Ces derniers se trouvent actuellement aux mains de la justice et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de leur expédition punitive. Légitime défense ou auto-défense ? La justice tranchera.