L’extension du groupement urbain vers Belgaïd, Oued Tlélat et Misserghine, avec des bâtiments à perte de vue, entre LPL, AADL et LPA a conduit les responsables du secteur des Transports à se mobiliser afin de remettre  de l’ordre dans les lignes urbaines et suburbaines.  Le but est de mettre à jour  le trafic selon le tracé du tramway et les nouvelles cités récemment érigées.

Pour ce faire, le directeur du secteur Mokhtar Rezzoug a recouru à l’expérience française pour élaborer une étude détaillée sur les carences du plan actuel de transport. Le responsable local nous a déclaré qu’une première réunion a eu lieu lundi dernier avec notamment des responsables de la société Setram ainsi que d’autres professionnels étrangers dans le domaine. « Leur grande expérience sera mise au service d’Oran, afin de réguler la situation, modifier l’itinéraire de certaines lignes, créer d’autres et surtout augmenter le nombre de bus dans les lignes qui connaissent une grande demande », affirme M. Rezzoug. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que les responsables locaux recourent à l’expérience française pour l’élaboration d’un plan de circulation fiable, mais force est de constater que ce fameux plan n’a toujours pas vu le jour, mis à part les lignes desservant Belgaïd et Oued
Tlélat à partir de l’agence routière El Bahia. Certains observateurs restent sceptiques quant à cette alternative qui « ne peut pas résoudre le problème », selon eux. « Cela fait plusieurs années que le plan de circulation se prépare sans voir le jour, pendant ce temps, le parc automobile a sensiblement augmenté et le groupement urbain s’est également agrandi, ce qui rend la tâche encore plus difficile ». De son côté, le directeur des Transports Mokhtar Rezzoug compte répondre à ses détracteurs sur le terrain, lui, qui veut réussir là où ses prédécesseurs ont échoué en lançant l’étude globale du plan de modernisation des transports, qui fait partie du projet national lancé par le ministère des Transports. Il consiste à redonner un nouveau souffle au secteur à travers la numérisation des services. A Oran, l’intégration des offres et services destinés aux clients dans un programme informatique est prévue à cet effet. Toujours dans le cadre de la modernisation des transports à Oran, des formations et des stages seront organisés au profit des conducteurs et des receveurs de bus. Mokhtar Rezzoug ajoute que le secteur des Transports et des Travaux publics de la wilaya a bénéficié, lors du quinquennat 2015/2019, d’une enveloppe d’un montant de 911 milliards de dinars, afin de mettre en œuvre le nouveau programme de modernisation des transports à Oran. De son côté, l’Entreprise de transport d’Oran (ETO) avait annoncé que son parc roulant se dotera de 100 bus supplémentaires afin de renforcer les lignes déjà existantes, et ainsi absorber un nombre plus important d’usagers. Ces nouveaux bus desserviront également les nouveaux quartiers dans différentes communes, à l’instar des nouvelles habitations d’AADL au niveau d’Es-Sénia et Aïn El Beïda, tout comme les logements promotionnels qui se situent dans la zone de Hayet Regency, et le nouveau pôle urbain à Belgaïd. Rappelons que l’ETO compte déjà dans son parc 150 bus en service. n