L’héritage est lourd pour le Real Madrid, triple vainqueur des trois dernières éditions de la Ligue des champions UEFA. Tant de choses ont changé pour le géant d’Espagne, reversé dans la poule «G» et qui entame, ce soir (20h00) au Santiago Bernabeu, la défense de son triple titre européen face à l’AS Rome, demi-finaliste de l’opus 2018. Sans son buteur historique Cristiano Ronaldo (450 réalisations en 438 apparitions), parti à la Juventus Turin, ni son ex-entraîneur Zinedine Zidane, qui a décidé de quitter la barre technique au terme de l’exercice écoulé, la « Casa Blanca » essayera de préserver son empire.

Comment sera la vie sans les deux patrons ? Telle est la question côté « Maison Blanche » où l’absence de CR7 et « Zizou » pourrait sérieusement peser sur l’aventure dans la plus prestigieuse des compétitions. On dit souvent que le Real est plus grand que tout joueur ou entraîneur. Néanmoins, les départs de la star portugaise et du patron français peuvent être ressentis dans un tournoi que ces deux-là ont maqué de leurs empreintes.
Le Lusitanien est le baroudeur par excellence de la C1 tant pour ce qui est du « total buts » (121 réalisations dans l’épreuve ainsi que sous le maillot merengue (105 réalisations). Il est donc logique que son apport était considérable dans les précédents triomphes. Dès que la machine offensive grincera, on pensera certainement à ce que la présence du quintuple Ballon d’Or, qui a choisi de rejoindre une autre prestigieuse franchise (Juventus Turin), aurait changé.
Aussi, la « Zidane touch » et la manière dont il motivait ses troupes et gérait les égaux manquerait au pôle de Madrid. Sans véritable star pour cette saison, le Real est « plus une équipe » selon Gareth Bale sans Cristiano car il pense qu’ « il y a plus de travail pour l’ensemble, plutôt que pour un joueur». L’esprit est plus tourné vers le collectif désormais même si-individuellement- Cristiano a souvent fait basculer les matchs importants. En tout cas, les Espagnols ne devraient pas avoir du mal à se hisser en huitièmes de finale vu les deux autres formations qui composent le groupe, les Tchèques du FC Victoria Plzeň et les Russes du CSKA Moscou , en l’occurrence qui s’affronteront dans l’autre duel. Il faudra, tout de même, marquer le territoire contre les Romains, présent dans le dernier carré d’as, ce soir au Santiago Bernabeu. Une « Louve » qui voudra, certainement, faire douter les poulains de Julen Lopetegui.

La « Juve » bien armée
Si les Madrilènes ont perdu Cristiano, les Turinois l’ont accueilli cet été après avoir déboursé 105 millions d’euros et s’être aligné sur un salaire de 30 millions d’euros annuels. Le boss de la C1 est parti en Italie conquérir de nouveaux cieux. Surtout, pour aider la « Vieille Dame », qu’il s’est chargé d’éliminer l’an dernier en quarts, à retrouver son lustre d’antan. Une « Juve » qui a été privé du titre en 2017 par le natif de Madère, auteur d’un doublé en finale à Cardiff, lui-même.
Muet après les trois premières journées en « Serie A», le numéro 7 a trouvé le chemin des filets le week-end écoulé face à Sassuolo (succès 2 buts à 1). Un doublé à quatre jours du début de la LDC. Le parfum de la Champions League a, semble-t-il, réveillé l’ogre qui va retrouver l’Espagne avec ce déplacement prévu chez le FC Valence ce soir. Une équipe qui lui réussissait bien lorsqu’il jouait en Liga. Dans un autre contexte, sous une autre tunique, il tentera de confirmer la tendance pour bien placer les « Juventini » dans la course vers la qualif’ en présence des Young Boys (Suisse) et… Manchester United, le club qui l’a révélé au grand monde, qui s’affrontent à la même heure ce soir.

City, le bon moment ?
En parlant de Manchester, il y aura Man City qui tentera de décrocher la Coupe aux grandes oreilles pour la première fois de son histoire. Eliminés en quarts de finale la saison lors de la défunte édition par Liverpool, les « Citizens », qui dominent la Premier League, visent la consécration. Ils sont un favori naturel si l’on considère la qualité de l’effectif, où l’on retrouve l’Algérie Riyad Mahrez, et l’expérience de leur coach, Pep Guardiola, au niveau européen.
Les Mancunciens seront hôtes des Français de l’Olympique Lyon à l’Etihad Stadium. Un adversaire qui semble à leur portée. Attention, tout de même, à l’excès de confiance face à des « Gones » imprévisibles capables du meilleur comme du pire.
Si les « Sky Blues » ne devraient pas avoir du mal à prendre l’un des deux « pass » en jeu dans le quartet, l’autre sésame sera disputé par leur adversaire du soir ainsi que le Chakhtar Donetsk et le TSG Hoffenheim qui s’expliqueront, plus tôt dans la soirée (17h55), en Ukraine.

Le Bayern au révélateur Lisboète
Pour finir, dans le groupe « E », le Bayern Munich, demi-finaliste lors de la séquence 2018, ira défier le Benfica Lisbonne au Portugal. Le leader de la Bundesliga en déplacement chez le premier du classement en Liga Nos portugaise. Une affiche qui vaut le détour avec deux formations réputées pour leur jeu très offensif. Elles devraient se disputer la première place dans la poule avec un Ajax Amsterdam qui tentera de jouer au trouble-fête malgré un niveau du championnat néerlandais à la baisse ces dernières années.
Les Amstellodamois s’expliqueront, à domicile (17h55), avec leurs homologues de l’AEK Athènes. Les Grecques, qui seront en visite aux Pays-Bas, n’auront pas la tâche facile. Cette explication sera décisive pour le reversement en Ligue Europa auquel aura droit le 3e du classement à l’issue de ce tour d’écrémage.

Programme de la soirée européenne
Groupe E :
Benfica Lisbonne – Bayern Munich (20h)
Ajax Amsterdam –AEK Athènes (17h55)
Groupe F :
Chakhtar Donetsk – Hoffenheim (17h55)
Manchester City – Olympique Lyonnais (20h)
Groupe G:
Real Madrid – AS Rome (20h)
FC Victoria Plzeň – CSKA Moscou (20h)
Grouped H:
Valence – Juventus Turin (20h)
Young Boys – Manchester United (20h)