Admis à l’hôpital Lakhdar-Bouzidi depuis une semaine pour une asepsie, l’homme de 42 ans a rendu l’âme avant-hier. Son hospitalisation a donné naissance à un climat de psychose parmi la population, laissant entendre que le choléra déferlerait de la wilaya limitrophe de Bouira, dont il serait originaire et où des cas ont déjà été signalés. Pour dissiper la psychose, nous avons pris contact avec

N. Abderrahim, directrice par intérim de la DSP, qui a d’emblée réfuté tout cas de choléra et encore moins d’épidémie liée au décès de la personne au service de réanimation. «D’abord, la victime, atteinte de myopathie tétraplégique, a fait une asepsie sur colite nécessitant une hospitalisation. Peu de temps après, elle a fait une insuffisance rénale nécessitant une dialyse, suivie d’une infection bactérienne au niveau du tube digestif. C’est pour cela que les gens l’ont confondue avec une gastroentérite. Or, son état s’étant aggravé, elle a été placée en réanimation jusqu’à son décès hier (mardi). Mais je tiens à préciser que son décès n’a rien à voir avec le choléra. Si c’était le cas, elle aurait été isolée pour éviter toute contamination», explique-t-elle. Mais ce qui a fait monter la psychose d’un cran c’est la rumeur, qui colportait que le malade était originaire de Bouira, l’un des foyers de l’épidémie. «Il n’en est rien. La victime est originaire d’Aïn Oulmène, dans la wilaya de Sétif, et elle était de passage ici à Bordj. Donc, je confirme que le décès n’était pas lié au choléra. Et si c’était le cas, il y aurait tout un dispositif à mettre en place, jusqu’au linceul qui devrait être imprégné d’eau de javel, le cercueil chaulé et il serait même interdit d’organiser une veillée, la dépouille devrait être conduite directement à sa dernière demeure. Il est important de faire savoir que sous d’autres cieux, le malade emporté par une épidémie est incinéré pour éviter la contamination, car le cadavre est excessivement chargé de germes. Ce qui n’est pas faisable dans notre société», conclut notre interlocutrice.