Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, a réuni, hier, le bureau politique (BP) au siège national du parti à Hydra (Alger). A l’ordre du jour, l’examen des questions d’actualité nationale ainsi que la situation organique du parti.

Dans un discours d’ouverture à la réunion, M. Ould Abbès a évoqué plusieurs questions de l’heure, à commencer par l’appel du président Bouteflika à constituer un front populaire interne. «Le président de la République et président de notre parti, dans son message du 20 Août, a évoqué et a insisté sur les dimensions politiques, historiques, économiques, sociales et stratégiques de 1956. Il a rappelé les acquis de l’indépendance, surtout s’agissant du saut qualitatif et quantitatif depuis vingt ans dans l’ensemble des domaines, et l’élément primordial des acquis de ces vingt dernières années se décline à travers la stabilité du pays, la sécurité et la paix. Le Président a parlé des défis actuels intérieurs et extérieurs. Il se trouve que l’appel du 1er novembre et celui de Monsieur le Président se ressemblent, au vu des défis actuels », a d’entrée de jeu, lancé M. Ould Abbès sous les applaudissements des membres du BP. «Au FLN, nous adhérons totalement et pleinement à l’appel du président de la République, car il s’agit d’un front solide pour permettre à l’Algérie de faire face aux défis auxquels elle est confrontée aujourd’hui», a-t-il expliqué. Aux yeux de M. Ould Abbès, la mise sur pied du front interne est un impératif absolu compte tenu du contexte politique national et international. «Devant les défis et l’ébullition politicienne, je dis bien politicienne, il est nécessaire de mettre en place ce front pour sauvegarder les acquis, notamment la stabilité, la sécurité et la sérénité du citoyen, pour construire le nouvelle Algérie», a-t-il plaidé.
Plus explicite à ce propos, il lancera : «Nous faisons face à de nombreux défis dangereux actuellement auxquels l’ANP et les services de sécurité font face, notamment dans le Grand Sud et aux frontières avec notre voisin de l’Est, la Libye. Parmi les défis évoqués par le président de la République, ce qui se passe actuellement dans le pays en matière de drogue.».
Il enchaînera tout de suite pour relever que «nos voisins de l’Ouest, que Dieu leur pardonne, et je ne pense pas qu’il puisse leur pardonner, nous inondent de drogues». Selon lui, «l’Algérie qui était un pays de transit s’est transformée en pays consommateur et l’affaire d’Oran est maintenant connue». Appelant à une adhésion massive au «front interne», M. Ould Abbès a rassuré quant au rôle que compte jouer son parti au sein de cette initiative présidentielle. «Le FLN est partie prenante de ce front et 26 partis et organisations de la société civile y souscrivent, et ce sera une sorte d’organisation transversale, sans leadership, ni monopole», a-t-il lancé, insistant sur le fait que «le FLN n’exercera aucun leadership, c’est une initiative présidentielle ouverte à tous». Le patron du FLN n’omettra, cependant, pas de préciser que le front interne sera doté d’une charte d’éthique : «Nous sommes en train de préparer une charte d’éthique pour baliser le fonctionnement de ce front pour concrétiser l’appel du président Bouteflika».
Sollicité à propos des derniers changements intervenus dans la hiérarchie de l’ANP, M. Ould Abbès a déclaré : «Je ne me mêle jamais des nominations au sein de l’Armée nationale qui sont du ressort exclusif du président de la République. Notre rôle en tant que parti politique se limite à la mobilisation et à la sensibilisation». D’autre part, le bureau politique du parti du FLN a rendu public un communiqué dans lequel il « valorise et salue les efforts consentis par les commis de la santé à tous les niveaux pour circonscrire les maladies», faisant allusion au cas de choléra dans le pays.n