Le nombre des feux de forêt a connu, cette année, une baisse «importante», par rapport à la même période de l’année écoulée. La superficie végétale ravagée par ces incendies est estimée à plus de 1 300 hectares entre broussailles, forêts et maquis, alors que durant la même période de l’année 2017, 2 100 départs d’incendies avaient ravagé plus de 32 000 hectares de végétation.

La prévention et les nouvelles colonnes mobiles semblent avoir donné un résultat. Pour cette saison, les chiffres avancés par les services concernés montrent une baisse importante des incendies et des superficies parties en fumée par rapport aux années précédentes.

Ainsi, cette année, c’est le «soulagement» ou presque pour les soldats du feu et les conservateurs de forêt, vu que la superficie de couvert végétal brûlée par les feux depuis le début de la saison estivale jusqu’au 12 août dernier, s’élève à 1 347 hectares, 20 fois moins que durant la même période de l’année dernière, où 3 2000 hectares ont été ravagés par les flammes.

Dans le détail, la direction générale de la Protection civile a indiqué, hier, dans un communiqué, que les quelque 300 incendies ont parcouru une superficie de 758 ha de forêt, 183 ha de maquis, 406 ha de broussailles. Concernant les incendies de récoltes durant la même période, les pompiers soulignent que 3 502 ha de blé, 659 ha d’orge, 25 7601 bottes de foin, 33 631 arbres fruitiers ainsi que 3 014 palmeraies ont été ravagés par les flammes.

Rien que sur la semaine allant du 26 juillet au 1er août, il a été enregistré 79 foyers d’incendie ayant parcouru une superficie totale de 184 ha affectant 38 ha de forêt, 35 ha de maquis et 111 ha de broussailles, soit une moyenne de 11 foyers/jour et une superficie de 3,32 ha/foyer.

Concernant les causes de ces drames, il est évident que les conditions météo, notamment la canicule, contribuent énormément au départ des feux, mais force est d’admettre que le facteur humain figure au premier plan. En effet, l’homme est le premier responsable de ces incendies. 95% des sinistres trouvent leur origine dans le facteur humain. Cependant, ça ne veut pas dire forcément que c’est prémédité, car il arrive souvent que des feux se déclenchent suite à des négligences humaines.

Il y a lieu de rappeler que les services de la Protection civile se sont dotés de cinq colonnes mobiles de lutte contre les incendies de forêt et 10 autres colonnes mobiles seront livrées d’ici le deuxième semestre de l’année en cours. S’agissant des moyens déployés pour maîtriser ce problème, la Protection civile s’est dotée de 27 colonnes mobiles, 257 engins de lutte contre les incendies et pas moins de 14 840 éléments, tous grades confondus, sont appelés à être mobilisés pour lutter contre les feux de forêt. Il faut savoir aussi, que plus de 495 unités d’intervention de la Protection civile disposent d’un massif forestier dans leur secteur d’intervention.