Malgré leur inscription en 2014 et leur création officielle par décret publié au Journal officiel (JO) n°23 du 12 avril 2017, la réalisation des zones industrielles de Draâ-El-Mizan et de Soumaâ (Mekla), se heurte à des blocages qui retardent leur réalisation.

Une situation qui préoccupe des élus locaux et parlementaires qui multiplient les initiatives pour débloquer ces infrastructures, dont la réalisation permettra de booster l’investissement et l’emploi dans la wilaya. Après l’initiative du président de l’APW suivie de celle du RCD, via ses élus locaux et parlementaires, c’est au tour de RND de se mobiliser pour trouver une solution à ce problème. Dans une lettre adressée au ministre de l’Industrie et des Mines, Tayeb Mokadem, député et secrétaire de wilaya de Tizi Ouzou de ce parti, sollicite l’arbitrage du membre du gouvernement pour mettre fin au contentieux qui bloque ces deux projets de zones industrielles. Tout en soulignant que «les tergiversations des responsables concernés par ce dossier n’ont abouti qu’au statu quo, ce qui, de toute évidence, ne fait que compliquer encore plus le problème», le député du RND propose au ministre de l’Industrie et des Mines «la désignation d’une commission ministérielle pour étude et règlement définitif de ce contentieux qui perdure, ou du moins accorder une audience aux propriétaires» qui, de l’avis du parlementaire Rndiste, «sont ouverts à toutes suggestions». Il faut rappeler, que les terres affectées à la zone industrielle de Souamaâ font l’objet d’un contentieux entre, d’un côté, la direction de wilaya des domaines, qui estime que ces terres appartiennent à l’Etat et, de l’autre, des citoyens du village d’Aït Zellal, dans la commune de Souamaâ, qui se disent héritiers de ces terres en vertu d’arrêts judiciaires rendus en faveur de leurs ascendants par l’administration coloniale. Pour ces derniers, l’argument de la direction des domaines qui se réfère au Sénatus-Consulte pour se prévaloir du droit de préemption de l’Etat sur ces terres ne tient pas la route, du fait que la décision de justice durant la période coloniale rendue en leur faveur est postérieure aux prescriptions juridiques émanant du Sénat français (le sénatus-consulte du 14 juillet 1865).