L’affaire désormais notoire d’El Bouchi aura finalement eu un effet absolument négatif en termes d’image auprès de l’opinion. L’humour populaire utilise désormais cette sombre affaire pour user de critiques et autres saillies envers le gouvernement et ses démembrements. En attendant que cette affaire stupéfiante délivre tous ses secrets certaines interrogations requièrent des réponses. Selon les statistiques de l’Office national de lutte contre la toxicomanie, la cocaïne reste un produit marginal par rapport aux tonnes de résine de cannabis saisies régulièrement par les services de sécurité. Par contre le nombre d’affaires traitées par la justice lié à ce type de drogue dure connaît une relative hausse. Une tendance qui suscite de l’inquiétude dans un pays qui n’a que faire d’un fléau de plus, qui en plus est destructeur. L’on sait que l’Afrique du Nord est un passage régulier de ce type de drogue dure pour aller en Europe approvisionner les réseaux de trafic. Les cartels sud-américains et leurs complices européens ne lésinent plus sur aucun moyen pour faire passer ces produits stupéfiants. Malgré des dispositifs sécuritaires draconiens, ces drogues illicites arrivent à destination alimentant le marché de la mort. Le taux en hausse de la consommation de la drogue constaté en nos murs est une véritable alerte pour les pouvoirs publics.

Ce fléau déchire des familles, détruit des couples et ravage des vies entières. De plus, il accroît la délinquance et les situations d’insécurité pour l’ensemble des citoyens. L’on a du mal à imaginer que les 701 kg de cocaïne interceptés étaient destinés à un hypothétique marché local. N’importe quel observateur dira que c’est une « marchandise » destinée à l’Europe, là où l’attendent des consommateurs argentés. Les services de sécurité ont déjà fort à faire avec les drogues « classiques » venant notamment d’un pays voisin pour se retrouver confrontés à une nouvelle calamité.