La commission européenne a formalisé son «visa» pour le rachat par la Sonatrach auprès d’ExxonMobil de la raffinerie d’Augusta, en Sicile. Désormais, les deux parties peuvent officiellement entériner la transaction de quelque 1 milliard de dollars et entamer le transfert de propriété de la raffinerie et de ses actifs à Sonatrach.

«La commission européenne a approuvé, en vertu du règlement de l’UE sur les concentrations (antitrust) l’acquisition d’une raffinerie située à Augusta (Italie) et un certain nombre d’actifs auxiliaires de la part de Sonatrach en Algérie. La raffinerie Augusta et les actifs auxiliaires sont actuellement détenus et contrôlés par Esso Italiana, une filiale de la société américaine ExxonMobil. La commission a conclu que l’acquisition envisagée ne poserait aucun problème de concurrence étant donné la position modérée des sociétés sur les marchés, où leurs activités se chevauchent, et leurs positions individuelles limitées sur le marché où leurs activités sont liées verticalement. La transaction a été examinée dans le cadre de la procédure simplifiée d’examen des fusions», annonçait déjà fin juillet la Commission européenne avant de publier son avis dans le Journal officiel de l’Union européenne le 6 août dernier. Le texte intégral de la décision sera rendu public ultérieurement après suppression des secrets d’affaires qu’il pourrait contenir. Début mai, la Sonatrach avait annoncé avoir signé, à Rome, un accord avec ExxonMobil pour l’acquisition de la raffinerie d’Augusta, capable de traiter 

10 millions de tonnes par an d’hydrocarbures, et de trois terminaux pétroliers situés à Augusta, Naples et Palerme ainsi que de leurs systèmes d’oléoducs associés.