105 points de vente directe de moutons ont été ouverts dans différents endroits de la capitale en prévision de la fête de l’Aïd el Adha, a annoncé jeudi, à Alger, le président de la Chambre nationale de l’agriculture (CNA), Doubbi Bounoua Ladjel. «Ces espaces de vente aménagés à travers la wilaya d’Alger devraient offrir les meilleures conditions de vente en rapprochant directement les éleveurs des consommateurs», a-t-il déclaré à l’APS après  une rencontre avec le président de la Fédération nationale des éleveurs, Djilali Azaoui et des éleveurs de différentes wilayas du pays au siège de la CNA. Le président de la Chambre a tenu à expliquer que ces espaces ont été ouverts prioritairement aux éleveurs munis de leur carte professionnelle en plus d’un certificat de vaccination de leur bétail. «Ce sont des conditions obligatoires pour sécuriser les ventes en protégeant le citoyen contre les produits avariés», a-t-il expliqué. Toutefois, il a mentionné qu’il existe deux espaces très demandés par les éleveurs par rapport aux autres points de vente. Il s’agit du parking de la Safex (Pins maritimes), et de celui de Bab ezzouar. Mais, leur capacité d’accueil ne permet pas d’accueillir au-delà d’une trentaine d’éleveurs chacun. «Ce sont les deux endroits préférés des éleveurs car ils offrent plus de confort et de sécurité par rapport aux autres sites. De plus, ils sont accessibles aux citoyens ce qui permet une plus grande affluence vers ces deux marchés», a-t-il indiqué. Pour trancher la question, ce même responsable a affirmé que la chambre procèdera à un tirage au sort. Le président de la Fédération nationale des éleveurs, Djilali Azaoui, a rappelé que le ministère de l’Agriculture aménage, depuis 2014, des points de vente à travers les grandes villes du pays à l’approche de l’Aid. Il a considéré que c’est une expérience réussie du fait qu’elle a permis  de réduire l’anarchie et la spéculation qui prévaut sur le marche de bétail  à cette occasion. «C’est une opération qui a fait ses preuves car elle profite aussi bien aux éleveurs qu’au consommateurs.»

Interrogé sur les prix, le représentant des éleveurs a avancé une fourchette comprise entre 40 000 et 50 000 DA pour un mouton de taille moyenne et un prix oscillant entre 60 000 et 111 000 lorsqu’il s’agit d’une bête de plus d’un quintal. «On ne peut pas imposer un prix fixe. Mais une chose est sûre, l’abondance de l’offre et la multiplication des sites de proximité consacrés à la vente de bétail va barrer la route aux spéculateurs, ce qui profitera forcément aux consommateurs sans pénaliser les éleveurs», a-t-il souligné.