Contacté, hier, par téléphone, le président de l’Association nationale de la sécurité routière «Tariq Essalama», Mohamed Lazouni, est revenu sur le sujet des parkings sauvages et leur « développement ». Selon lui, «cette mesure est purement une forme de populisme  qui a vu son apparition dans les années 1990 », expliquant que « durant la décennie noire, les P/APC ont démissionné de leurs postes, alors, ils ont été remplacés par des délégués exécutifs communaux (DEC) qui voulaient se faire valoir en créant des emplois ».

Ils ont eu donc l’idée, selon M. Lazouni, d’attribuer des « bouts » de trottoir à des petits jeunes. Ainsi, cette situation a été provoquée, semble-t-il, par les services communaux qui auraient délivré des autorisations durant les années 1990 d’exploiter ces espaces publics à de jeunes chômeurs.

Ce qui a créé un « effet boule de neige », selon les dires de M. Lazouni. D’ailleurs, il dira que « cette activité souvent lucrative aiguise les appétits et attire de plus en plus des mineurs ». « Il y a même des parkingueurs qui touchent plus de 10 000 DA par jour », a-t-il affirmé. Il dira que « les autorités doivent intervenir pour mettre un terme à cette anarchie». Mais les administrations se rejettent la balle. Même les agents de police ne peuvent intervenir, selon M. Lazouni, s’il n’y a pas de plainte de citoyens. Cette absence de cadre juridique, en matière d’appropriation du domaine public de manière non apparente, permet aux gardiens de continuer à exercer leur métier en toute tranquillité. Le phénomène prend surtout de l’ampleur en été, ils obligent les automobilistes à payer s’ils veulent retrouver leurs véhicules en bon état.