FFS net

La canicule, qui touche la totalité des wilayas depuis quelques jours, n’a pas empêché les responsables du Front des forces socialistes (FFS) de sortir sur le terrain pour animer une série de rencontres avec les militants et les cadres du parti durant le week end dernier.

A Sétif, conformément au plan d’action du secrétariat national, une rencontre fédérale s’est tenue le vendredi. Elle s’est soldée par l’installation de la commission administrative fédérale (CAF), indique un communiqué du parti. Au siège national à Alger, le secrétariat national a réuni, hier, les élus du parti issus des fédérations d’Alger, de Boumerdès et Bouira. Une autre rencontre a eu lieu hier dans la ville d’Annaba animée par Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle. Toutes ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des préparatifs du 6e congrès du parti qui aura lieu au premier trimestre de l’année prochaine. Elue récemment, lors d’un congrès extraordinaire, la nouvelle instance présidentielle intensifie les sorties sur le terrain et multiplie les rencontres avec les cadres et les militants en vue de bien préparer le congrès qui sera, selon les observateurs, décisif, puisqu’on ira vers un amendement profond des statuts.

Ces sorties sont aussi un message de la direction du FFS aux cadres du parti, objets de sanctions et de mise en demeure. En effet, le plus vieux parti de l’opposition vit depuis quelques jours de nouvelles tensions internes. La raison en est la décision du secrétariat national de suspendre toutes les activités de l’ex-chef du groupe parlementaire du parti Chafaâ Bouaiche, suite à une requête déposée contre lui par un cadre du parti pour dénigrement sur les réseaux sociaux. Selon une source proche du secrétariat national du parti, Bouaiche sera convoqué au cours des prochains jours pour comparaître devant la commission de discipline. Commentant cette sanction, le concerné fait le lien entre cette mesure et « les positions qu’il avait prises ». « Quand on décide de militer de manière organisée dans le cadre d’un système bloqué par la dictature de la médiocrité, la corruption, l’Etat de non-droit et la prime à l’allégeance, on prend forcément des risques. On se condamne à être la cible tantôt des nervis du système, tantôt des apparatchiks sans envergure qui en prolongent les nuisances. Mais être un vrai militant, c’est savoir le rester en toutes circonstances », dit-il, avant de charger le secrétariat national du son parti. « Le FFS, son histoire, ses principes, ses idéaux et ses militants sont plus grands que tous les appareils de répression, d’où qu’ils viennent », rétorque-t-il. En outre, le secrétariat national du parti a adressé des rappels à quatre députés dont Chafaâ Bouaiche pour payer leurs cotisations. Une démarche qui laisse croire que les tensions entre la direction actuelle du FFS et l’ancien groupe, appelé « cabinet noir », vont se poursuivre au cours des prochains jours. Selon des échos du siège national du FFS, la direction actuelle compte en finir avec les cadres qui ne respectent pas les textes internes et mènent des activités fractionnelles. « La direction du FFS est déterminée à rendre aux instances internes leurs rôles statutaires et à en finir avec le pouvoir parallèle qu’exerçaient certains cadres en toute impunité », révèle un cadre du FFS qui ne souhaite pas dévoiler son identité. Jugurtha, fils du fondateur du parti Hocine Aït Ahmed, a réagi jeudi à ces nouvelles tensions au sein du FFS en envoyant un message de soutien à Chafaâ Bouaiche. Pour rappel, Jurutha Aït Ahmed s’est opposé à la tenue du congrès extraordinaire avant de marquer son soutien aux cadres remplacés par l’instance présidentielle.