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A l’inverse des céréales, le cacao, le café et le sucre ont nettement reculé au cours de la semaine écoulée, alors que les marchés des matières premières agricoles tropicales attendent des productions abondantes. «Avec les craintes de récoltes peu abondantes (pour les céréales) en raison des sécheresses, il faut se rappeler que d’autres peuvent encore produire à plein volume», ont souligné les analystes de Commerzbank. Pour le café, l’arabica a fortement reculé, tandis que le robusta a légèrement creusé ses pertes à 1 631 dollars la tonne mercredi dernier, à son plus bas depuis plus de deux ans, avant de rebondir. Du côté du robusta, «le Vietnam (premier producteur mondial) prévoit une récolte record à 30 millions de sacs, ou 1,8 million de tonnes, en 2018-2019», ont indiqué les analystes de Commerzbank. Les analyses divergent par ailleurs sur l’effet que la chaleur aura au Brésil, premier producteur mondial d’arabica. «Les derniers mois ont été secs, cela pourrait peser sur la prochaine récolte», a estimé Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group, alors que pour les analystes de INTL FCStone, «La vague de chaleur est un non sujet pour le café».

Pour le sucre, la tonne de sucre blanc a valu, jeudi dernier à Londres, 312 dollars, son plus bas en plus de trois mois, tandis que la livre de sucre brut a atteint le même jour son plus bas en près de trois ans, à 10,37 cents à New York. Comme pour le café, le marché gardait un œil sur la météo du Brésil, premier producteur mondial de canne à sucre.

Dans ce pays, «les chargements à l’exportation sont en ligne avec ceux des années précédentes et les acteurs du marché estiment que les importateurs sont bien fournis, quand ils ne croulent pas sous le sucre», a commenté Tom Kujawa, analyste chez Sucden. A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en octobre valait 324,70 dollars, contre 327,70 dollars le vendredi précédent.

A New York, la livre de sucre brut pour livraison en octobre valait 10,88 cents, contre 11,03 cents sept jours auparavant. Les prix du cacao, eux, ont très nettement reculé sur la semaine, la cotation de Londres était mercredi de 1 580 dollars, son plus bas depuis près de cinq mois, tandis que la cotation américaine a atteint, jeudi, 2 053 dollars, son plus bas depuis cinq mois et demi.

«La perspective d’une récolte abondante dans l’année à venir suffit à peser sur les prix», a résumé Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group. «Les sols ivoiriens sont humides, en référence au premier producteur dans le monde, ce qui rassure le marché quant aux effets néfastes d’une possible sécheresse», selon les analystes de INTL FCStone.