Les dernières décisions prises par les membres du Bureau fédéral, lors de leur réunion de lundi dernier relatives à la préparation de la nouvelle saison 2018-2019, sont vraiment à saluer dans la mesure où elles sont

annonciatrices d’une «nouvelle politique». Les membres du Bureau fédéral de la FAF ont refusé les propositions du président de la Ligue de football (LFP) Abdelkrim Medouar. La ligue a proposé le report du début du championnat, prévu le 8 août, en raison du retard accusé dans la préparation des clubs. De plus, elle a également proposé de prendre en charge les frais d’engagement des 32 clubs professionnels, ainsi que les dettes des 15 clubs menacés d’interdiction de recrutement auprès de la Commission des règlements des litiges (CRL).
A charge ensuite aux clubs de rembourser sur la base des droits TV et de naming. Enfin, la Ligue a aussi proposé la levée des suspensions de la saison écoulée. Et là, les membres du Bureau fédéral de la FAF ont pris des décisions courageuses, contrairement à ce qui est devenu « une coutume » de « ménager » les clubs endettés en trouvant à chaque fois une argumentation provisoire, qui dure depuis des années et donc même du temps de l’ex-président de la FAF, M. Raouraoua et son Bureau fédéral. Ainsi, la FAF a décidé de maintenir l’interdiction de recrutement aux clubs endettés. Pour les membres du Bureau fédéral, ces clubs doivent payer leurs dettes auprès de la CRL avant la date butoir du 8 août sous peine de se voir interdire de recrutement partiel ou total, nonobstant les autres sanctions prévues par les règlements, conformément aux dispositions réglementaires relatives aux compétitions de football professionnel pour la saison 2018-2019.
Les clubs de Ligues 1 et 2 Mobilis, dont le montant total de leurs dettes dépasse le seuil de 10 millions de dinars au 31 mai 2018 sont interdits de recrutement pour la saison 2018/2019, sauf règlement de leurs contentieux avant la date limite, le 8 août. Le président de la LFP Abdelkrim Medouar avait déclaré récemment, à l’APS, que 15 clubs pensionnaires des Ligues 1 et 2 sont interdits de recrutement durant cette intersaison pour avoir dépassé le seuil de 10 millions de dinars de dettes toléré. Par ailleurs, les clubs qui ont apuré leurs dettes doivent transmettre à la Ligue de football professionnel une pièce justificative afin de retirer le montant de la créance de la CRL.

Il faut chercher  la solution avec la DNCG

Enfin, la FAF a également refusé la proposition de la Ligue relative à la levée des suspensions de la saison écoulée. Le président de la LFP voulait refaire les mêmes procédures antérieures qui, justement, n’ont fait qu’empirer la situation des clubs avec les différents reports de régularisation des dettes des clubs. Cette situation est tellement entrée dans les « mœurs » des clubs que les différents présidents ne se soucient plus de ces dettes, se permettant des recrutements à tout bout de champ à l’orée de chaque nouvelle saison. Or, il se trouve que ces dettes antérieures ne font que progresser d’une manière exponentielle au point où tous les responsables des clubs n’arrivent plus à régler.
Aujourd’hui, les membres du Cureau fédéral semblent donc dire à la Ligue, émanation des clubs, basta ! Seulement avec cette attitude et même si les clubs seront rétrogradés, ces dettes resteront toujours impayées et il va donc falloir bien trouver une solution définitive en excluant simplement l’effacement de ces dettes justement.
Car, ainsi, c’est une invitation à la récidive. La balle est donc du côté de qui de droit pour trouver la solution à cette problématique qui dure. La réactivation de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) est donc d’une urgence absolue pour aider les responsables des clubs à assurer une future bonne gestion de leur entité. n