En raflant le «Wihr d’or», (Lion d’or) de la 11e édition du Festival international d’Oran  du film arabe (Fiofa), «Untill the End of Time » poursuit sa course vers les étoiles, en ayant déjà réussi à  décrocher la plupart des grands prix dans En raflant le «Wihr d’or», (Lion d’or) de la 11e édition du Festival international d’Oran  du film arabe (Fiofa), «Untill the End of Time » poursuit sa course vers les étoiles, en ayant déjà réussi à  décrocher la plupart des grands prix dans de nombreux  festivals de cinéma nationaux et arabes.

Le secret de ce succès est sans conteste les années d’efforts déployées pour le mûrir et le peaufiner dans ses moindres détails, plébiscitant ainsi le premier long métrage réalisé par la jeune et talentueuse Yasmine Chouikh. Elle nous avait confié que l’écriture du scénario avait pris plusieurs années et qu’elle avait participé à de nombreux ateliers d’écriture même aux Etats-Unis, afin de donner corps à ses personnages et finaliser la trame de l’histoire.  Elle  a aussi appliqué la même rigueur et le même professionnalisme dans les différentes phases de réalisations et des différents aspects techniques.   Le constat sur grand écran est qu’à travers ce travail continu tous les ingrédients sont réunis pour la réussite du film, l’écriture du scénario et des dialogues, le jeu des comédiens, dont le duo gagnant Djamila Arras-Djilalli Boudjema, également primé  dans d’autres festivals pour l’interprétation de leur personnage. Il y a aussi la pertinence des personnages secondaires. En plus de la direction d’acteur, il est également à saluer la rigueur maîtrisée du montage, de la lumière et de la direction photos, notamment à travers les plans large de la  beauté des paysages algériens.Ce qui fait aussi la force du film ce sont les séquences des plans rapprochés, où  la magie du cinéma scintille de mille éclats à travers le quotidien de gens ordinaires qui vivent des émotions extraordinaires. L’émotion est également palpable à travers le choix d’une  bande originale captivante puisée du patrimoine musical algérien.Au final, au-delà d’une simple histoire d’amour inédite, le long métrage à succès de Yasmine Chouikh est une œuvre cinématographique exceptionnelle, fruit d’un travail passionné et passionnant et authentiquement algérien,  réconciliant l’Algérien avec son identité à travers un message universel de résilience, d’espoir. Pour ce qui est des autres distinctions, le prix du jury a été décerné au film «Wajib» (Devoir) de la réalisatrice palestinienne Anne Marie Jasser. Le Marocain Azelarab Alaoui a remporté le prix du meilleur réalisateur pour son film «Douar El Boum». Le prix du meilleur scénario est revenu à l’Egyptien Haithem Debbour dans le film «Photocopie».Le prix du meilleur rôle féminin a été attribué à l’actrice tunisienne Amira Chebli dans le film «Tunis by night», alors que celui du meilleur rôle masculin a été décerné aux Palestiniens Mohamed et Salah Bekri. Dans la catégorie des courts métrages, le prix du «Wihr d’or» a été décerné au film «Chahn» du réalisateur Karim Rahbani du Liban et celui du jury au  film «Raqsat el fadjr (Danse de l’aube) de la réalisatrice Tunisienne Amina Nedjar. Le film documentaire «Taam el ismint» (Goût du ciment) du réalisateur syrien Zyad Kelthoum a été proclamé meilleure oeuvre dans sa catégorie où le prix du jury a été décerné au documentaire «La bataille d’Alger, un film dans l’histoire» du réalisateur algérien Malek Bensmail. Le prix «Panormama du court métrage» n’a pas été attribué eu égard au niveau des oeuvres proposées, selon le jury.