C’est ce que nous avons appris de la bouche même du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, qui nous avait reçus dimanche dans son bureau.

«Au terme du précédent arrêté portant état d’urgence, pour une période de six mois renouvelables, à compter du 21 janvier 2018 et qui était arrivé à terme le 20 juillet, la commission de sécurité, qui s’était réunie le jour même, a jugé utile de prolonger encore l’état d’urgence. Par voie de conséquence et en ma qualité de président de la commission de sécurité de la wilaya de Ghardaïa, j’ai signé l’arrêté de renouvellement, à compter du 21 juillet 2018, pour une autre période de six mois renouvelables, de l’état d’urgence dans les localités de Guerrara, Ghardaïa, Berriane, Bounoura et Dhaïa Ben Dahoua», nous a-t-il informé. Ainsi, l’état d’urgence, qui a été instauré par un premier arrêté de la wilaya de Ghardaïa le 12 juillet 2015, pour six mois renouvelables, et qui a été depuis ce deuxième semestre 2015, renouvelé à chaque échéance, est encore une fois prorogé pour six mois renouvelables, à compter du 21 juillet 2018.
Pour rappel, c’est au lendemain des dramatiques affrontements intercommunautaires de l’été 2015, qui avaient ébranlé la wilaya de Ghardaïa, notamment les tragiques évènements survenus à Guerrara, lors desquels 19 citoyens ont perdu la vie, et en application des décisions prises par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui avait chargé le commandant de la 4e Région militaire, le général- major Chérif Abderrazak, de superviser l’action des services de sécurité et des autorités locales pour le rétablissement et la préservation de l’ordre public sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Ghardaïa, que le premier arrêté de wilaya portant état d’urgence sur le territoire de cinq des treize communes a été pris et signé par le président de la commission de sécurité de la wilaya de Ghardaïa, Azzedine Mechri, wali de Ghardaïa. L’arrêté stipule qu’«il est interdit, pendant une période de six mois renouvelables, l’organisation de manifestations publiques, notamment les marches, les cortèges, les défilés, les rassemblements, les sit-in et les regroupements dans les localités de Guerrara, Ghardaïa, Berriane, Bounoura et Dhaïa Ben Dahoua». Cependant, il faut signaler que depuis plus de deux ans le calme est revenu dans toute la wilaya de Ghardaïa. De grandes manifestations sportives et culturelles, tels que des galas de boxe internationaux, ou la Fête du tapis qui a drainé un public nombreux de différentes régions du pays, ont été organisées et se sont déroulées dans de parfaites conditions, suivies en masse par la population locale, qui a retrouvé le calme et la convivialité qui ont toujours fait sa grandeur et sa fierté. De grands chantiers, tous secteurs confondus, sont lancés et les travaux avancent à des rythmes de réalisation appréciables, pour le bonheur de la population locale qui ne demande qu’à vivre en paix, en sécurité et en parfaite harmonie entre toutes les composantes de cette région au passé historique, riche culturellement et sociologiquement. Le développement tous azimuts est en marche. Pour preuve, tous les projets, sans exception aucune, que ce soit dans le domaine de la santé de l’éducation ou autres, qui étaient gelés au départ pour raisons budgétaires, ont été dégelés et déjà concrètement lancés sur le terrain. Ghardaïa renoue avec la croissance, notamment dans l’agriculture, le tourisme et l’industrie. Sur un autre plan, il faut aussi mettre en exergue l’importance de la stabilité des hauts responsables à la tête de cette wilaya, lesquels, travaillant en parfaite harmonie et osmose, sont parvenus avec succès à extraire la région de son cataclysme pour la faire émerger et propulser sur le terrain de la paix, la prospérité et le développement. Y ont activement contribués tout autant le wali, Azzedine Mechri, le procureur général, Mohamed Bensalem, tous les services sécuritaires de la région, qui ont fait un travail remarquable, que ce soit la police, la gendarmerie, les services de renseignements mais également et surtout l’armée, qui reste, ad vitam aeternam, une armée populaire constituée d’enfants du peuple au service du peuple. Ghardaïa est entre de bonnes mains.O. Y.