Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est déplacé, en milieu d’après-midi, au siège du parti El Moustaqbel pour rencontrer son présidentBélaïd Abdelaziz. A l’ordre du jour, la présentation de son initiative portant sur la transition consensuelle sous l’égide de l’armée.

Dans une rencontre à huit clos entre les délégations des deux partis, Makria expliqué dans le menu détail son initiative de transition consensuelle comme option de sortie de crise. « Notre initiative du consensus national lancée par notre mouvement n’est pas une tentative de retour au gouvernement », a-t-il expliqué dans son allocution liminaire. Avant de préciser son propos : « Le MSP a indiqué que le mouvement ne compte pas retourner au gouvernement à travers son initiative sur le consensus national. Le mouvement ne veut pas faire marche arrière.» Il expliquera dans le même ordre d’idées qu’ à travers cette initiative, le mouvement aspire à concrétiser «une transition démocratique où l’institution militaire est le garant du processus et ce, dans le cadre de la Constitution». « Notremouvement connaît la valeur, la place et le poids de l’Institution militaire», a-t-il fait observer. Avant de spécifier que le MSP n’a «aucun intérêt partisan à travers cette initiative». « Il est temps de se réunir autour de la même table pour résoudre la crise que traverse le pays depuis la chute des prix des hydrocarbures», a-t-il soutenu. Selon lui, «la démarche ne peut toutefois donner de fruits sans l’adhésion de toutes les forces politiques et l’instauration d’un dialogue constructif entre tous les Algériens ».« Le MSP est ouvert à toutes les propositions et idées innovantes», a-t- il assuré, tout en soutenant qu’« il n’y a pas de différence à nos yeux entre l’opposition et les partis de l’alliance, le plus important est de tomber d’accord sur un minimum de consensus ».Intervenant, Bélaïd a fait observer que son parti milite pour « une Algérie meilleure et pour une prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des citoyens ». Il a précisé que la démarche de son parti « s’inscrit dans un cadre purement constitutionnel ». « Le parti El Moustaqbel respecte les lois de la République et travaille dans le cadre de la Constitution et dans le respect total de ses institutions, à commencer par l’armée.Nous sommes prêts à dialoguer avec l’ensemble de la classe politique dans le cadre des lois de la République » a-t-il lancé. Avant d’insister :« Aucun parti ne détient à lui seul la solution, il est donc impératif que nous débattions de la situation de notre pays dans le cadre du respect de la souveraineté nationale, de la Constitution et des institutions de la République. »