Le Mouvement de la société de la paix (MSP) ressuscite la vieille revendication de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), relative à l’organisation des élections par une commission indépendante au lieu du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Dans un communiqué rendu public hier, sanctionnant les travaux de son bureau exécutif national, le MSP a appelé clairement à confier l’organisation des prochaines élections présidentielles à une commission indépendante qui sera formée après une large concertation avec tous les acteurs politiques du pays. Pour le MSP, cette mesure est la seule garantie de transparence à donner au scrutin. « Nous rappelons notre revendication relative à la réunion des conditions politiques nécessaires pour l’organisation des élections dont l’installation d’une commission indépendante qui aura en charge l’organisation de tout le processus électoral », lit-on dans le communiqué. Qui ajoute : « Cette commission sera le fruit d’un consensus entre les forces politiques du pays. » Ainsi, la formation politique d’Abderrezak Makri pose ses conditions pour prendre part aux prochaines élections présidentielles prévues au printemps 2019. Pour rappel, le parti avait posé les mêmes conditions en 2014 avant d’opter pour le boycott de la présidentielle. Toujours sur la vie politique du pays, le bureau exécutif national du MSP estime que la scène politique nationale est entourée de flou et d’incertitudes. « Nous dénonçons le flou et l’absence de vision qui caractérisent la scène politique nationale en ces moments précis », peut-on lire dans le document, qui plaide pour plus de concertations et de débats sur les questions politiques pour dégager une vision consensuelle de sortie de crise. Une crise qualifiée de « multidimensionnelle ». Commentant la saisie de plus 701 kg de cocaïne au port d’Oran, le parti appelle à une plus grande fermeté dans la lutte contre tous les fléaux sociaux. Une lutte qui ne peut se faire sans une bonne gouvernance politique et une justice indépendante, estime la même source. Autrement dit, le parti refuse les solutions conjoncturelles qui ne traitent pas le mal aux racines. « Le bureau national estime que la lutte contre la corruption et les autres fléaux sociaux est une devoir national au vu des conséquences de ces derniers sur la vie du pays et son avenir», dit-il. Par ailleurs, le bureau exécutif du MSP saisit cette occasion pour s’exprimer sur l’appel lancé par Ferhat Meheni pour la création de milices armées en Kabylie.
« Nous dénonçons les appels lancés pour la création de milices armées dont le but est de porter atteinte à l’unité nationale. Nous demandons à tout le monde d’agir avec fermeté contre ces dérives et à traiter les activités terroristes de la même manière », s’insurge le MSP. Sur un autre volet, la formation politique de Mahfoudh Nahnah s’est félicitée de la position algérienne sur la question palestinienne exprimée ce mois-ci au sein des institutions des Nations unies. « Une position à soutenir par toute la classe politique nationale », estime la même source.
Célébrant le 15e anniversaire de la disparition du fondateur du MSP, Mahfoudh Nahnah, le bureau exécutif national annonce la naissance du prix international « Mahfoudh Nahnah ». Il récompensera les meilleurs travaux abordant la vie et le parcours politique de l’homme qui a marqué la scène politique nationale durant les années 1990.