Éradiquer les bidonvilles est l’une des priorité pour le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Plus 550 constructions illicites ont été démolies par les services de la wilaya d’Alger, durant les six premiers mois de l’année en cours.

 

A travers tous les projets engagés pour réhabiliter Alger et lui redonner le lustre d’antan qu’elle mérite, il faut retenir, entre autres, celui de l’éradication de l’habitat précaire. Alger veut redevenir une métropole méditerranéenne attractive. Comme on le sait, depuis les années 1980, Alger n’a pas échappé à la règle, et des habitations illicites sont venues se greffer dans Alger et sa proche banlieue.
Ainsi, depuis 2014, la lutte contre les constructions illicites et celles non conformes aux permis de construction est devenue l’une des priorités du wali d’Alger, Abdelkder Zoukh et de ses services.
D’ailleurs, plus de 550 constructions illicites ont été démolies à Alger durant le premier semestre de 2018, ont fait savoir jeudi les services de la wilaya. Plus explicite, les mêmes services ont indiqué que le premier semestre de 2018 a connu la démolition de 573 constructions illicites à l’instar des constructions anarchiques ou celles élevées sur des terres agricoles, la chaussée publique ou les principaux canaux d’assainissement. D’autres constructions érigées illicitement au niveau des forêts publiques ont été également démolies. Ils expliquent que la démolition de ces constructions anarchiques « est régie par de strictes procédures légales et administratives » à travers l’établissement des procès-verbaux de constats pour infraction à l’urbanisme par des agents compétents relevant des communes ou de l’inspection de l’urbanisme de la circonscription administrative concernée, de la police de l’environnement et de l’urbanisme relevant de la Sûreté nationale ou de l’instance compétente en matière d’urbanisme relevant de la Gendarmerie nationale.
Après réception du PV pour infraction à l’urbanisme, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) émet un arrêté de démolition de la construction anarchique dans un délai de
8 jours à compter de la date de réception du PV tout en disposant du droit de recours à la force publique. Il y a lieu de rappeler que le wali d’Alger avait affirmé que plus de 1 700 constructions illicites ont été démolies en 2017 pour mettre fin à l’extension des constructions anarchiques dans la capitale, ajoutant que plusieurs dossiers relatifs à ces constructions illicites avaient été transmis à la justice. Il a affirmé, dans ce sens, que les services de la wilaya travaillaient d’une façon constante pour éradiquer ces bidonvilles et constructions anarchiques dont les terrains récupérés ont été utilisés dans le cadre des opérations de relogement au niveau de la wilaya, que ce soit pour réaliser les différents projets ou les transformer en espaces verts au profit de citoyens. Le wali a assuré que dorénavant la loi sera appliquée dans toutes ses formes et sa rigueur, et qu’aucune construction illicite ne sera tolérée.