Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a évoqué hier les différents dossiers d’actualité de son département. Préparation de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, gaz de schiste, bureaucratie, GPLc,

le ministre a répondu aux interrogations de la presse, des cadres institutionnels, des investisseurs et des opérateurs nationaux lors de la journée portes ouvertes, organisée au siège du département de l’Energie, autour de l’activité de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).
« Le ministère s’ouvre » à travers ce type d’événements, a assuré le ministre de l’Energie. « Cette bureaucratie qui nous a gangréné, nous sommes en train d’en venir à bout », s’est-il encore réjoui, ajoutant que des changements doivent encore être opérés pour améliorer le travail des institutions et des opérateurs économiques du secteur énergétique. « L’objectif de cette journée est de mettre en exergue l’accompagnement des investisseurs et des opérateurs », a-t-il expliqué, précisant que cette journée portes ouvertes sur l’ARH s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la communication avec les partenaires, les clients et les investisseurs du secteur énergétique et témoigne d’une volonté de transparence.
A noter que l’ARH est une agence nationale de contrôle et de régulation des activités hydrocarbures qui veille au respect de loi, la prévention et la gestion des risques majeurs. Autres missions de l’ARH, présentées au cours de la réunion d’hier, s’assurer de l’intégrité des installations, déterminer et notifier le prix de vente des produits pétroliers et du gaz naturel sur le marché national et assurer une bonne répartition des stations-essence au niveau national.
Par ailleurs, Mustapha Guitouni est revenu sur les réserves émises par certains observateurs quant au choix de la nationalité (américaine) du cabinet chargé de réaliser l’étude dans le cadre de la préparation de la loi sur les hydrocarbures. « C’est un bureau d’étude spécialisé dans l’élaboration de ce type de loi, peu importe la nationalité. Toutes les nations sont passées par ce type de cabinet », a indiqué l’intervenant, précisant qu’il s’agit d’un cabinet de renom qui doit contribuer à établir une loi basée sur le principe « gagnant-gagnant » en préservant ainsi les intérêts de l’Algérie mais aussi de l’investisseur et, par là même, éviter les appels d’offres infructueux.
Parmi les aspects que devra traiter la loi sur les hydrocarbures, le régime de partage de la production. « Il y a des projets qui nécessitent le partage de production et d’autres qui nécessitent d’autres procédés », a indiqué M. Guitouni, assurant que la loi « traitera de l’ensemble des cas spécifiques qui vont se poser », insistant que l’objectif est de préserver les intérêts du pays tout comme ceux de l’investisseur.
Le responsable de l’Energie a en outre évoqué la loi sur le nucléaire, « en cours d’élaboration », qui, précise-t-il, « est soumise aux différents secteurs pour qu’ils donnent leurs avis ». Autre dossier qui revient régulièrement au sein des interrogations, la question de l’exploitation du gaz de schiste qui doit faire partie, à moyen terme, selon Mustapha Guitouni, du bouquet énergétique du pays. « Jamais on ne nuira à la santé de la population », a-t-il néanmoins soutenu.
Revenant sur la nouvelle politique entamée par le ministère de l’Energie, notamment à travers la journée portes ouvertes autour des activités de l’ARH, M. Guitouni a indiqué que son département était en train de « détruire la bureaucratie », à travers le travail de communication, l’informatisation et en ôtant « les barrières entre les opérateurs et le ministère ».
Evoquant la volonté d’internationalisation de Sonatrach à travers les investissements à l’étranger, le ministre de l’Energie a appelé à « laisser travailler Sonatrach » qui modernise et investit à l’étranger « pour atteindre le top 5 des compagnies pétrolières internationales ». « S’il y a le moindre problème, nous pourrons rapatrier les dividendes, c’est ce que font les partenaires étrangers. Laissons cette entreprise travailler ! », a-t-il tonné. Appelant également à « laisser travailler » l’ensemble des institutions du secteur énergétique telles que Naftal dans son processus de conversion de véhicules au GPLc, Mustapha Guitouni a ainsi assuré que l’ensemble des ministères convertiront leurs flottes de véhicules de service au GPLc.

Imposer aux assembleurs automobiles le GPLc
Il a également évoqué la possibilité d’imposer aux assembleurs automobiles un quota de 10% de véhicules au GPLc. « Le nouveau cahier des charges de Naftal doit comprendre, dans son texte, la nécessité pour les nouvelles stations-services d’intégrer des ateliers de conversion, notamment avec l’appui de l’Ansej », a-t-il expliqué, concédant par ailleurs que le pays ne possède pas « la main-d’œuvre qualifiée et le potentiel pour parvenir au chiffre de 150 000 véhicules fin 2018 ».
A noter que l’Autorité de régulation des hydrocarbures, que sont venus découvrir hier les opérateurs nationaux et investisseurs étrangers, a pour objectif d’accompagner les opérateurs sur l’ensemble des phases de la mise en oeuvre de leur activité et ce, depuis 2005.