En ce mois de consommation sans compter, ni retenue, l’économie d’énergie s’est invitée à la table des collectivités locales, à l’occasion d’une conférence nationale qui vient rappeler une énième fois combien est lourde la facture énergétique, notamment électrique, pour ces institutions dont le rôle est pourtant primordial dans tout projet versé au compte de la politique en la matière.

Entre établissements scolaires ou sanitaires, mosquées, bâtiments administratifs et publics, et surtout éclairage public, les 1541 communes réparties à travers le pays dépensent le gros de leur budget pour satisfaire les besoins locaux en matière d’électricité.  Du coup, ce sont les caisses de l’Etat qui s’en trouvent affectées, notamment en cette période où l’argent se fait de plus en plus désirer, mettant les responsables et les gestionnaires des collectivités face à l’impératif de consentir les efforts nécessaires en vue de sensibiliser le citoyen sur la rationalisation de cette source d’énergie. Laquelle rationalisation passe inévitablement par des mœurs de consommation revues et corrigées de sorte mettre un frein à un usage domestique énergétique qui gaspille plus qu’il ne consomme. Et ce ne sont pas ces soirées ramadhanesques  éblouissantes par le nombre d’ampoules allumées qui feront dire le contraire. Sur ce registre, la meilleure tactique pour venir à bout du phénomène du gaspillage consiste assurément à commencer par  populariser l’utilisation de nouveaux outils d’économie d’énergie, à l’exemple des lampes LED dont l’efficacité n’est plus à démontrer lorsque ce type d’éclairage répond réellement aux normes et à la portée que ses concepteurs revendiquent.
L’alternative lampes LED pourrait, à elle seule, réduire considérablement la facture énergétique des collectivités, notamment à  travers son utilisation dans l’éclairage public, connu pour être en tête de la consommation, mais aussi de l’abus de consommation.
En fait, les alternatives ne manquent pas pour contribuer à une meilleure gestion des ressources énergétiques qui, une fois réalisée, donnera droit aux Collectivités locales de verser l’argent de la consommation énergétique non maîtrisée au compte de projets locaux. A commencer par les réseaux d’éclairage public par voie d’énergies renouvelables.