C’est devenu pesant. Etouffant même. Plus que les prestations et la faillite tactique, ce sont ses déclarations qui risquent de faire suffoquer plus d’un. Rabah Madjer a, une nouvelle fois, montré ses limites dans le coaching.

Dans la communication aussi.
Allant même jusqu’à dire, en décrypté, que s’il partait de la barre technique de l’Equipe nationale il y aura un déluge. Rien que ça !
C’est une déclaration qui fera date. Tout comme la défaite (2/3) infligée par le Cap-Vert au stade 5-Juillet 1962. Le driver des Verts ne pense absolument pas rendre le tablier. «Non, je ne démissionnerai pas car j’ai du respect pour cette équipe et j’ai du respect pour mon pays. Je sais que si je pars, je vais condamner cette équipe. Il y aura une cassure sans précédent au sein de la sélection, pire que ce qui s’est produit auparavant », a-t-il déclaré.
Ce que le successeur de Lucas Alcaraz ne semble pas savoir c’est qu’il a totalement flingué les « Fennecs » depuis qu’il a été intronisé sélectionneur. Il n’y a vraisemblablement plus rien à sauver.
Même son honneur qu’il souille à chaque sortie. Tout comme ce qu’il avait accompli du temps où il était footballeur. Le passé, rien que le passé. Madjer réclame le respect pour ce qu’il était. Cependant, le football se conjugue au présent. Les accomplissements de jadis n’accordent pas vraiment plus de crédit. Autrement, Maradona serait entraîneur de l’Argentine pour toute la vie.
« Je ne comprends pas la réaction du public. Il n’y a qu’en Algérie où l’on voit des choses pareilles. Je tiens à vous dire aussi que ceux qui m’ont insulté ont oublié tout ce que j’ai apporté pour l’Algérie. J’ai beaucoup donné comme joueur et ce n’est pas normal qu’on m’insulte.
Et ce n’est pas la première fois que je suis insulté. C’est aussi le cas pour les joueurs. On nous insulte même lorsqu’on gagne. Je ne sais pas pourquoi cet acharnement. C’est de la méchanceté gratuite », c’est ainsi que le légendaire joueur du FC Porto a contesté les sifflets et les conspuations du public, peu nombreux, qui s’était rendu dans l’antre olympique spécialement pour réclamer sa tête.  

Rabah, le défaitiste (très) optimiste
Pour 400 millions de centimes mensuels, Madjer ne cèdera jamais sa place. Il envisage même de rester jusqu’à la prochaine Coupe d’Afrique des nations 2019 même si l’EN n’a pas encore assuré le ticket pour le tournoi. « Ecoutez, nous avons perdu aujourd’hui face à une sélection qui joue sur les contres.
Le Cap- Vert était plus efficace que nous. Mais je tiens à vous dire que ce n’est pas la fin du monde. Il ne faut pas se focaliser sur cette défaite. Peu importe si on perd en amical car le plus important pour nous est d’être prêts le mois de septembre prochain face à la Gambie.
N’oublions pas que nous n’avons pas encore abordé les rencontres pour les qualifications à la CAN. Je demande plus de temps car je n’ai que sept mois à la tête de la sélection. In Cha Allah, on se qualifiera et on ira loin dans ce tournoi », a anticipé le champion d’Afrique 1990 avec l’Algérie qui vise à aller loin dans la prochaine messe continentale.
C’est fou, mais d’un coté, le coach d’«El-Khadra» est super optimiste pour son avenir. En même temps, il minimise, d’ores et déjà, un éventuel nouveau revers, qui serait le troisième de rang avec l’équipe A, face aux Portugais jeudi prochain. Du défaitisme pur et simple pour un homme qui se voit signer d’éclatantes victoires avec le « Club Algérie » d’ici l’été prochain. Aussi, il évoque la rencontre face aux Gambiens comme si c’était un choc de titans contre un géant d’Afrique. La tendance de faire croire que la mission sera difficile pour bomber le torse après une éventuelle bonne performance. Lui qui n’hésitait pas à rapetisser les larges succès de l’Algérie du temps de Halilhodzic et Gourcuff contre des sélections de seconde zone au Continent. Décidément, ça rigole moins quand on est sur le banc.

Il faudra toucher du bois et non les poteaux
On restera dans cette période où Madjer était consultant pour une chaîne de télévision privée. Quand il tirait sur tout ce qui bougeait. Vendredi, après la rencontre, il était là à refaire le match avec des « si » et établir le scénario de la victoire.
« En plus des erreurs défensives, je dirai que nous avons raté beaucoup d’occasions de but. On a raté au total cinq occasions nettes de marquer. Le ballon a touché à plusieurs reprises le poteau.
Il y a des occasions de Bounedjah et de Slimani mais le ballon n’a pas voulu rentrer au final. Que voulez-vous qu’on y fasse ? C’est comme ça. Il y a des jours où ça ne tourne pas bien », justifie-t-il. Vainement. Parce que le résultat est là et « c’est ce qui compte.»
Le score final, c’est ce qui est considéré dans une rencontre de foot. Une fois, à l’issue d’un duel lors de la CAN 2013, Vahid Halilhodzic a sorti les statistiques (passes accomplies, occasions créées et tirs cadrés) pour montrer que ses poulains ont juste manqué de réalisme.
Madjer s’en était moqué sur un plateau TV. « Tous ses chiffres ne signifient rien si tu ne mets pas la balle au fond ». Pour notre part, on lui rappellera qu’une frappe qui heurte le montant n’est même comptabilisée comme cadrée.
Madjer est, de nouveau, passé à côté de son sujet. Messieurs, l’Equipe nationale n’est pas un cobaye. Arrêtez cette expérience terrifiante réalisée par des apprentis!