Une pléiade d’artistes se produiront tout au long de ce mois de Ramadhan sur l’esplanade de la grande salle de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, et ce, dans le cadre de l’animation de soirées ramadhanesques organisées par la direction locale de la culture qui n’a pas lésiné sur les moyens pour permettre à la population de se défouler et de décompresser.

Pour cela, un riche programme a été prévu au niveau des établissements placés sous sa tutelle, à savoir la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, son annexe d’Azazga, le Théâtre régional Kateb-Yacine, la Cinémathèque, la Bibliothèque principale de lecture publique et le Centre culturel Matoub-Lounès d’Aïn El-Hammam et ce, à partir du 19 mai. Ajouter à cela, des spectacles humoristiques et de magie qui seront au rendez-vous.
En effet, la huitième soirée théâtrale qu’a abritée, avant-hier, le Théâtre régional Kateb-Yacine a été consacré à la chanson andalouse, animée par l’artiste Leïla Borsali, qui a bercé le public avec sa voix douce et mielleuse. Après avoir interprété plusieurs titres devant un public avide de découvrir un nouveau style musical hors celui kabyle, la chanteuse a exprimé sa joie quant à l’ambiance dans laquelle s’est déroulé son concert. « Je suis ravie et comblée de bonheur de me retrouver à Tizi-Ouzou que j’ai la chance de visiter pour la première fois. J’ai reçu plein de messages du public de cette région qui m’ont demandé de me produire une autre fois. C’est vraiment un bonheur de me retrouver avec un public pareil qui était à l’écoute et a apprécié les chansons. Franchement, le public tiziouzien est ouvert d’esprit et veut découvrir cette culture de la chanson andalouse », s’est-elle réjouit. D’après elle, le choix du contenu des chansons a été étudié sur la base de textes relevant du patrimoine national. « Ce travail a pour objectif de démontrer que la poésie a plusieurs contextes et interprétations. S’agissant des textes des chansons produites, elle a cité : l’éloignement et la nostalgie. A souligner qu’à ce jour, deux concerts de musique andalouse se sont produits depuis le début du mois, et le Théâtre régional Kateb-Yacine a ouvert le bal de ses soirées avec un spectacle de Lamia Aït Amara, intitulé « Mes origines ». Quant à la soirée de dimanche, les amoureux du quatrième art étaient au rendez-vous à partir de 22 heures avec la pièce théâtrale « Jugurtha » produite par l’association culturelle « Tigdit » de la localité d’Aït Oumalou, suivie d’un spectacle humoristique « Hrirouche » qui devait avoir lieu hier. A souligner que le programme des soirées culturelles se poursuivra jusqu’au 12 juin prochain.
Quant aux soirées artistiques qui se tiendront au niveau de la grande salle de la Maison de la culture, sur les 43 artistes prévus, 6 artistes ont déjà retrouvé leur public depuis le coup d’envoi de ces soirées jeudi dernier. Ce soir, ce sont des icônes de la chanson kabyle de se produire, il s’agit de Lani Rabah et Karim Imghour. Le lendemain, ce sera au tour du chanteur à la voix d’or, le célèbre Rabah Asma et Siham Stiti de retrouver leurs fans et d’être plus près d’eux. La soirée du mercredi 30 mai est réservée à Saïd Youcef et Mayless à la salle de la Maison de la culture. Le jour d’après, ce sera Mourad Guerbas et Takou. Alors que la soirée du 1er juin, c’est Yacine Yefsah et Mourad Naar qui se relayeront suivis le lendemain par Taous et Rachi Koceïla.
La soirée du 6 juin sera enflammée par l’une des plus belles voix féminines de la chanson kabyle, Yasmina, qui interprètera ses chansons romantiques pour son grand public, ainsi que le chanteur Moh Oubelaïd. Le lendemain, c’est Youcef Guerbas et Louizini qui animeront leurs spectacles alors que la soirée du 8 juin sera animée par les lauréats de « Alhan Wa Chabab », Arezki Ouali, Celia Oul Mohand et Sonia Amrani. Bonne nouvelle pour les fans du célèbre artiste de la chanson sentimentale, Hacène Ahres, qui sera en scène durant la soirée du 12 juin. Cette soirée sera aussi animée par Ali Ideflawene et Ahcène Nath Naïm. Et le programme des soirées ramadhanesques sera clôturé par Ali Ferhati.