La ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, a affirmé hier à partir de Laghouat, en marge du coup d’envoi officiel des épreuves des examens du brevet d’enseignement moyen (BEM), que toutes les mesures sont prises pour contrecarrer toute tentative de fraude ou fuite des sujets d’examens finaux.

« Il n’y a pas eu de fuites des sujets et ce grâce, d’une part, aux dispositions prises et, d’autre part, à la conscience de la société et des élèves en particulier, qui ont su éviter les tentatives visant à les pousser à l’erreur», a indiqué la ministre. «Le nombre de faux sujets fuités a diminué par rapport aux années passées et nos élèves ont compris que ce ne sont que de faux sujets qui inondent la Toile», s’est félicité la ministre. Mme Benghebrit a ajouté que «même lors des années précédentes, il n’y avait pas eu de fuite de sujets» et qu’il s’est agi de diffusions de réponses aux sujets d’examens distribués aux candidats qui composaient dans les centres d’examen. «Un phénomène qui s’est sensiblement réduit cette année», a-t-elle tenu à faire remarquer.
La ministre a appelé, à ce titre, à la mobilisation de tous pour mettre fin à ces pratiques et contrecarrer ainsi toute tentative de «porter atteinte» à l’image des examens nationaux.
Pour ce qui est des concours de recrutement prévus en juin prochain, Mme Benghebrit a fait état de plus de 730 000 dossiers de postulants (plus de 500 000 pour les postes d’enseignants et le reste pour le personnel administratif) déposés.

«Aucune intention, ni orientation vers la suppression des examens nationaux»
Alors que le sous-directeur des programmes d’enseignement au ministère de tutelle, Mustapha Hamdi, a évoqué l’éventualité de la suppression de l’examen BEM, affirmant qu’une commission est en train de finaliser un projet consacré à cette question, la ministre de l’Education nationale, elle, affirme le contraire. «Il n’y a aucune intention ni orientation vers une suppression des examens nationaux, notamment le Brevet d’enseignement moyen, tel que rapporté par des médias», assuré M. Benghebrit, précisant à ce propos qu’il a été seulement question de «débats en commissions pédagogiques sur l’évaluation et la qualité du système d’enseignement, notamment de fin de cycle primaire et secondaire».
Elle explique à ce propos que ces questions sont du ressort du secteur de l’Education et il n’a nullement été question de suppression, ni d’orientation, ni même de réflexion actuellement sur une éventuelle suppression des examens nationaux, notamment le BEM qui sépare deux étapes, a-t-elle souligné.
«C’est la commission mise en place au niveau du secteur qui se charge de la mise en œuvre et de l’opération d’évaluation liée à la qualité des sujets et aux voies de leur amélioration, notamment pour ce qui est du baccalauréat. Et les débats sont engagés et se poursuivent avec le partenaire social sur la question, avant d’arriver à des solutions qui seront soulevées au gouvernement», a-t-elle expliqué. «Quoiqu’il en soit, le secteur de l’éducation nationale n’a aucune prérogative de suppression d’un examen national», a encore précisé Mme Benghebrit.