Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, répondra, demain mercredi, à l’offre de dialogue des médecins résidents réunis au sein du Camra.

C’est du moins ce qu’il a annoncé, hier, à la presse, en marge de la séance plénière du Conseil de la Nation consacrée à ses réponses aux préoccupations des sénateurs sur le projet de loi sur la santé.
Mais d’ores et déjà, Mokhtar Hasbellaoui donne le ton du dialogue par rapport à certaines exigences des résidents, dont essentiellement le service civil. « Il n’est absolument pas question de revenir sur l’obligation du service civil », a-t-il lancé catégorique, en préambule de son intervention, avant d’arguer que « le but du service civil est de diminuer les disparités entre les régions en matière de prestation de santé ». « C’est parce que, justement, nous voulons réduire l’écart en matière de prestations sanitaires, préventives et thérapeutiques dans les régions à faible couverture sanitaire, que nous nous sommes engagés à laisser le service civil obligatoire », a-t-il lancé. Tout en précisant : « Nous allons travailler pour réunir toutes les conditions matérielles et humaines pour rendre ce service civil plus attractif. » « L’Etat se chargera de la mobilisation de tous les moyens matériels, humains et techniques pour accomplir le service civil dans des conditions favorables au tant pour les malades que pour les médecins », a-t-il insisté.
L’autre aspect de la nouvelle loi sur la santé, sur laquelle le ministre a répondu, concerne la gratuité des soins. « La gratuité des soins constitue un acquis qui ne sera pas remis en cause », a-t-il à nouveau assuré, justifiant que « la gratuité des soins est maintenue conformément aux instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika ». Concernant le financement de la santé, le premier responsable du secteur a indiqué que ce volet nécessite, dans le cadre de cette loi, de trouver de nouveaux mécanismes adéquats visant à « diversifier les sources de financement sans toucher à la gratuité des soins, et ce, pour maîtriser les dépenses et, partant, améliorer la qualité des soins et l’efficacité des prestations de santé ». Dans le même ordre d’idées, le ministre de la Santé a commenté certains articles qui ont suscité débat lors de l’intervention des sénateurs. « En ce qui concerne l’article portant sur l’éventualité de la participation du patient dans le paiement des soins, il s’agit d’un article qui existe dans la loi de 85 », a-t-il lancé, tout en estimant qu’« on ne peut pas parler de régression en la matière ». Selon lui, « il s’agit de la participation de certains patients à certains types de soins et cela sera précisé dans le cadre des textes réglementaires ».
Revenant tout autant sur le système contractuel, le ministre a affirmé qu’il « n’est aucunement en contradiction avec le principe de la gratuité des soins ». Et pour cause, «l’adoption du système contractuel avec les institutions de financement ne représente aucune contradiction avec la gratuité des prestations de santé ». Pour lui, « cela constitue seulement une nouvelle manière de financer sur une base contractuelle entre les établissements de santé et les institutions de financement dont la caisse sociale et les assurances économiques ».