Le tribunal de première instance de Tlemcen sis à la rue de la Paix, siégeant en audience pénale, a condamné dernièrement un promoteur immobilier répondant aux initiales R. S., à une peine de prison de 3 ans ferme.

Suite à des plaintes de souscripteurs, le mis en cause, domicilié à Sidi Bel Abbès, avait été auditionné auparavant par les services de la brigade économique et financière (BEF) auprès de la police judiciaire de la sûreté de wilaya, avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Ce sont pas moins de 120 citoyens qui auraient été escroqués dans le cadre de cette affaire, soit un montant de 6 milliards de centimes « volatilisés » sans contrepartie réelle ou concrète de la part de R. S. En outre, ce dernier a réussi à obtenir un crédit de 30 milliards auprès d’une banque. Lors de ce procès, le promoteur indélicat devait répondre de plusieurs motifs d’accusation dont l’escroquerie, le faux et usage de faux et utilisation d’une publicité mensongère dédiée à une activité fictive. Pour arriver à ses fins, le promoteur en question usa d’un modus operandi subtil, à savoir payer grassement des spots alléchants via la radio locale (un média public « crédible »), exhiber son « produit » fictif sur des panneaux publicitaires (Gravure Pub), alléger au maximum le dossier (une simple photocopie de la CNI) et proposer une formule de paiement « cash » sans passer par une banque. Dans ce sillage, et dans ce qui pourrait ressembler à un « publireportage » intitulé : «SARI PROM : Acheter sans apport ni prêt bancaire, c’est possible ! », commandé par ses soins à travers le site électronique TST (Tout sur Tlemcen), il déclara en substance : « Mon vœu le plus cher est d’aider la classe moyenne en leur cédant des logements de haut standing. Mon entreprise Sari Prom propose des conditions d’acquisition de logements plus favorables aux ménages de niveau moyen, et aux fonctionnaires qui intègrent pour la première fois le monde professionnel. Elle leur offre des logements de qualité de type F3, F4 et F5 d’une superficie de 130 à 150 m2, qu’ils peuvent acheter sans apport personnel ni crédit bancaire, en versant seulement 1 000 DA/jour, soit 30 000 DA par mois sur une période de 25 ans. C’est-à-dire, un couple ayant un revenu mensuel de 60000 dinars peut aisément honorer ses 30 000 DA par mois. Le reste du salaire, il pourra être consacré aux différents besoins de la famille ». Il faut souligner que son projet imaginaire, initialement prévu à Sidi Othmane, sera « transféré » à Riat avant de s’« établir » à Bouhenak avec le slogan pompeux « Résidence Messali Hadj » !  E. H. T.