Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a appelé, vendredi dans un communiqué, les médecins résidents à la «sagesse» et à la «retenue».

Le ministre, qui a affirmé que les portes du dialogue sont toujours ouvertes, a regretté le refus des grévistes d’assurer le service minimum au niveau des points d’urgences et de garde. Cette attitude, selon le premier responsable du secteur, est «une violation totale des textes législatifs et règlementaires, de la déontologie et de l’éthique médicale en vigueur en la matière». Le responsable a rappelé que les revendications des médecins résidents « ont été prises en charge », insistant sur un dialogue responsable concernant « les revendications objectives et raisonnables ». Selon le communiqué, le ministère a déploré « le fait que les représentants de Camra formulent à chaque réunion de nouvelles revendications irréalistes dont la finalité tend à maintenir la situation actuelle de statu quo».
Les résidents sont, selon le ministre, des « médecins praticiens en formation post-graduée qui sont astreints à plein temps à participer aux activités de garde d’urgences et de service ». Le ministère a précisé que « la suspension actuelle des salaires des praticiens résidents en sciences médicales en grève est justifiée par l’arrêt de leurs activités et l’interruption de leurs études, conformément aux dispositions des articles 19 et 28 du décret exécutif n° 11-236 du 3 juillet 2011 portant statut du résident en sciences médicales ». Cette suspension sera « levée immédiatement dès la reprise de leurs activités et de leur formation », a-t-il assuré. En revanche, M. Hasbellaoui a « salué l’attitude juste et responsable de ceux ayant déjà rejoint leurs services respectifs et repris leurs activités parmi le staff médical » et félicité les personnels de la santé, toutes catégories confondues, et, particulièrement, les personnels soignants, au contact quotidien des malades, surtout dans les unités et services d’urgences et de garde, « pour tous les efforts et les sacrifices consentis ».
Il a tenu a rappeler aux praticiens résidents que leurs revendications ont été prises en charge, relevant, à cet égard, notamment, l’installation d’une commission mixte chargée de la révision du statut des résidents, qui avait déjà tenu sa première réunion le 23 avril dernier, la modulation de la durée du service civil, l’instauration d’une prime mensuelle liée au service civil, variable selon la zone, l’ouverture du droit au bénéfice des œuvres sociales et la déduction de l’année de service national accomplie de la durée du service civil.
Pour rappel, les résidents ont rejeté toutes les propositions de la tutelle, jugeant qu’elles n’étaient pas à la hauteur de leurs attentes après plus de 5 mois de grève. Ils ont, de ce fait, décidé de maintenir la grève illimitée avec le boycott des gardes.