À l’initiative du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), quelques dizaines de travailleurs communaux de la wilaya de Béjaïa, ont pris part à la marche pacifique organisée, jeudi dernier, dans la ville des Hammadites.

Les manifestants ont eu à parcourir un itinéraire s’étalant de la maison de la culture Taous Amrouche jusqu’à la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel, sise à la cité Rabéa, en plein centre-ville de Béjaïa. Les mots d’ordre de cette démonstration de rue sont liés aux conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires des collectivités locales.
« Pour une répartition équitable des richesses nationales », « pour un salaire compatible avec le pouvoir d’achat », « pour le maintien du régime des retraites sans condition d’âge »…, sont les principales revendications mises en avant lors de cette manifestation.
Tout au long de leur parcours, les marcheurs scandaient certains slogans hostiles au pouvoir, tels que « Y en a marre de ce pouvoir», «Assa Azeka Snapap Yella Yella »…
Après avoir marqué une halte au niveau du carrefour de Nacéria, où les manifestants lançaient à tue-tête « CNS chouhada », en guise d’hommage aux habitants de cette cité, la procession humaine reprendra son chemin pour se diriger vers la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel, point de chute de la marche.
Arrivée sur les lieux, la foule compacte se rassemble sur la placette baptisée du nom du célèbre journaliste natif de Béjaïa, pendant que les organisateurs de la manifestation s’attèlent à improviser une prise de parole.
Les différents syndicalistes du Snapap qui se sont succédés au micro, ont tenu à «dénoncer la dégradation du pouvoir d’achat » et « la politique d’austérité qui a laminé les travailleurs ».
Par ailleurs, les intervenants appellent l’ensemble des communaux à se mobiliser autour du Snapap afin de «continuer à lutter sans relâche pour arracher nos droits ». Ceci dit, les fonctionnaires affiliés au Snapap ne semblent pas prêts à renoncer à leur mouvement de protestation tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites. « La révision du statut général de la fonction publique, la permanisation des communaux contractuels et l’élargissement de différentes primes aux communaux », sont les principaux points soulevés par les responsables du Snapap à l’échelle nationale.