Le crash de l’avion de l’Armée algérienne, qui s’est produit hier à Boufarik, a provoqué une onde de choc qui a rapidement traversé l’Algérie tout entière pour s’implanter dans les décors insoutenables d’une tragédie nationale partagée par les différentes franges représentatives de la société,

de la présidence de la République aux formations politiques toutes tendances confondues, en passant par les citoyens et les institutions gouvernementales.
Ainsi, un deuil national de trois jours a été décrété, hier, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, annonce la présidence de la République dans un communiqué. « A la suite du crash d’un Iliouchine des Forces aériennes aujourd’hui à Boufarik faisant 257 victimes, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce jour», précise la même source, ajoutant que le chef de l’Etat a également ordonné l’organisation, vendredi 13 avril 2018, de la prière de l’absent à la mémoire des victimes.
Par ailleurs, le président de la République, ministre de la Défense nationale, chef suprême des Forces armées, a adressé un message de condoléances aux familles des victimes dans lequel il a exprimé ses sentiments de compassion et de sympathie les plus sincères. « Le Tout-Puissant, dont la volonté est inéluctable, a voulu en ce jour éprouver l’Algérie et son institution militaire à travers le crash d’un de ses avions faisant un grand nombre de martyrs du devoir national.  Une tragédie qui nous peine et nous attriste au plus profond de nos cœurs», a affirmé le Président Bouteflika dans son message.
« En cette pénible épreuve, je ne peux que me résigner à la volonté d’Allah en exprimant aux familles des victimes et au peuple algérien, tout entier, mes condoléances les plus attristées et mes sentiments de compassion et de sympathie les plus sincères, priant le Tout-Puissant, de combler les victimes de sa grande Miséricorde et de les compter parmi les chouhada et les véridiques dans son vaste Paradis et de nous accorder, tous, la constance et l’endurance et de nous en rétribuer », a-t-il indiqué. Même émotion et affliction chez les membres du gouvernement qui se trouvaient hier en réunion.
Ces derniers ont réagi à la catastrophe de Boufarik en observant une minute de silence à la mémoire des « martyrs » victimes de cette tragédie et ont présenté leurs condoléances à leurs familles. L’émotion et l’affliction populaire s’exprimaient hier aussi sur les réseaux sociaux à travers des messages de condoléances et de soutien aux familles des victimes et n’ont pas cessé de battre les records de posts le long de la journée.  
De nombreuses formations politiques, dont le FLN, le RCD, le MPA, Talaie el-Hourriyet, le RCD, le MSP, le FFS, des personnalités politiques, des sportifs, des artistes, pour ne citer que ceux-là, ont emprunté, eux aussi le chemin des réseaux sociaux pour « partager » avec tout le peuple algérien l’affliction de cette tragédie nationale causée par un crash classé au 4e rang des catastrophes aériennes les plus meurtrières de l’histoire de l’aviation. La vive émotion à la suite de ce crash s’est exprimée, également, à travers de nombreuses ambassades étrangères en Algérie, dont celles des Etats-Unis, de la France et de l’Italie, dont les premiers responsables ont tenu à présenter leurs condoléances au peuple algérien et à le soutenir dans cette pénible épreuve.
Les mêmes messages de condoléances et de soutien sont parvenus aussi de chefs d’Etat et de gouvernement, dont ceux du président tunisien Bedji Caïd Essebsi, du président russe Vladimir Poutine et du gouvernement espagnol. Entre très vive émotion, consternation et affliction, le crash de l’avion de l’Armée algérienne a aussi tissé un élan de solidarité avec les familles des victimes et l’ensemble du peuple algérien qui mérite sans conteste d’être mis en exergue.