Les représentants du corps paramédical au CHU Lamine-Debaghine de Bab El Oued (ex-Maillot) ont affirmé, hier, que les missions confiées aux infirmiers et au corps paramédical, en général, exigeaient une formation universitaire. Dans ce sens, ils ont plaidé pour l’introduction du système LMD (Licence-Master-doctorat) dans le cursus de formation de ce corps.

Les 6es Journées scientifiques du corps paramédical, prévues à partir du 15 mai prochain au Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger) seront l’occasion de soulever ce point, a annoncé le président de la commission scientifique du même CHU, Mohamed Redouane. Ce dernier estime que ce rendez-vous, qui réunira 330 participants, constituera un challenge pour la commission scientifique, installées depuis trois mois et qui compte 12 membres.
Déplorant le manque de formation et d’infirmiers dont souffrent les structures hospitalières, dû notamment aux départs à la retraite, M. Redouane a, à l’occasion, révélé que le corps des infirmiers fonctionne avec plus de 70% des effectifs qui souffrent de maladies chroniques, dont le diabète et l’hypertension.
La conférence de presse d’hier a, également, été l’occasion pour les paramédicaux d’exposer les différents volets de leur métier. Le paramédical «est un métier de vocation», ont-ils soutenu, avouant que malgré toutes les contraintes de la profession, ils continuent à l’aimer. Toutefois, ils réclament aussi l’inscription du paramédical sur la liste des métiers à haute pénibilité. « Un infirmier doit prendre en charge trois à quatre malades, alors qu’on devrait avoir trois infirmiers pour un seul malade », fait remarquer un infirmier spécialiste en stérilisation pour illustrer les conditions de travail dans lesquelles lui et ses semblables évoluent. Selon les membres de la même commission, ce métier d’infirmier est en voie de disparition, et pour le sauver, il faut améliorer la qualité de la formation. Sur ce chapitre, M. Redouane n’a pas manqué de saluer les efforts des pouvoirs publics qui ont affiché, selon lui, une volonté d’améliorer la situation. Il regrettera néanmoins que les choses se fassent lentement. Pour rappel, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) avait observé, en janvier dernier, une grève pour revendiquer la révision de la carrière professionnelle, l’accès au système LMD, l’octroi des primes d’encadrement et de documentation et la sécurité au sein des hôpitaux, outre la promotion des aides-soignants, la formation des paramédicaux et le recrutement d’infirmiers titulaires d’une licence dans le domaine.