De tous les crashs aériens militaires qui ont eu lieu en Algérie, celui d’hier, survenu à la base aérienne de Boufarik, est incontestablement le plus meurtrier, avec 257 victimes, et la plus grande catastrophe aérienne de l’histoire de l’Algérie, et le quatrième le plus meurtrier depuis 20 ans dans le monde, toutes causes confondues.

Ce n’est pas le premier du genre, d’innombrables crashs ont eu lieu depuis plusieurs années. Avions de transport, de fret et de combat, ainsi que des hélicoptères ont crashé avec, généralement, de lourds bilans de victimes.
En février 2004,  un avion militaire assurant la liaison Tamanrasset-Constantine s’est écrasé à Oum El Bouaghi, faisant 103 victimes, tous ou presque de jeunes militaires.
Quelques mois plus tard, soit en octobre de la même année, deux crashs ont eu également lieu. Il s’agit d’un avion militaire qui s’était écrasé dans le sud du pays lors d’un entraînement. Deux jeunes militaires en formation de pilotage qui étaient à bord furent tués. Un autre avion, de combat, de type MIG 25, s’était écrasé quelques jours plus tard à  Hassi Bahbah, près de Djelfa.  Le crash n’a pas fait de victime car le pilote a pu s’éjecter.
En octobre 2014, un autre avion de combat, de type Su-24, s’était écrasé dans la même région, causant la mort des deux membres d’équipage. Deux ans plus tard, soit en 2006, douze militaires trouvèrent la mort dans le crash d’un hélicoptère de l’ANP, de type Mi171, à Reggane, au sud du pays, où 12 militaires avaient perdu la vie et 2 autres avaient été blessés.  En 2010, un avion de transport de fret militaire, avec six personnes à bord, dont des militaires et un représentant de la Banque d’Algérie, s’écrase en Lozère, dans le sud de la France. Il était, selon les informations de l’époque, chargé de transporter du papier pour la Banque d’Algérie. La même année, deux officiers trouvèrent la mort dans un crash survenu à Mascara. L’an dernier, c’est un hélicoptère qui s’est écrasé à Hamr El Aïn, près de Tipasa, faisant 5 morts, dont 2 jeunes photographes. Le 14 juin 2017, un hélicoptère de la Gendarmerie nationale s’était écrasé aux alentours de Mechria (wilaya de Naâma), lors d’un vol d’instruction, causant la mort de deux membres de l’équipage et de graves blessures au troisième. Ces lourds bilans des accidents aériens s’ajoutent à ceux des avions civils qui ont marqué la dernière décennie.