Après plusieurs étapes dans le plat, la 5e étape du Tour d’Algérie cycliste (TAC) 2018, qui s’est déroulée entre Médéa et Bouira, a offert aux coureurs un joli parcours « bourré » de descentes, virages ainsi que quelques cols. L’épreuve a été raflée, encore une fois, par le coureur de l’UFC de Blida, Mansouri Abderrahmane, qui a préservé son maillot jaune.

Encore une splendide étape du TAC 2018 qui s’est déroulée, hier, avec comme point de départ la ville de Médéa et point de chute la wilaya de Bouira. En effet, du départ à la ligne d’arrivée, les cyclistes ont emprunté un itinéraire inédit. À la fois rapide et « semé » de tournants ainsi que des descentes dans un décor magnifique. Le premier coup de pédale a été donné, à 11 heures et demie, depuis l’université de la wilaya de Médéa. Au total, ils étaient 71 cyclistes à prendre part à cette épreuve sous les encouragements et applaudissements de la population locale pour les aider à surmonter les nombreuses difficultés qu’ils allaient rencontrer.
Et pour cause, après  4 km du départ, les pistards ont trouvé la première difficulté. C’était, en effet, le col d’Ouzera où les participants ont fait une escalade de 8 km qui a laissé beaucoup de séquelles physiques chez certains. Après avoir avalé la côte d’Ouizra et subi de fortes rafales de vents, les coureurs ont eu un autre obstacle. Il s’agissait notamment d’une descente à double voie à 10%. Une inclinaison qui donne le vertige. C’est ainsi, les mains sur les freins, que les sprinteurs ont entamé le 14e kilomètre de l’étape sur une distance de 5 km où certains coureurs ont été surpris par la complexité de cette descente classée en « catégorie II ».

Reguigui remporte les deux sprints
Mais, plus de peur que de mal, vu que les coureurs s’en sont sortis indemnes pour attaquer une route « aplatie » qui acheminait vers la ville de Berrouaghia. Mais ce plat était de court de durée, vu que les cyclistes ont retrouvé une autre descente de 10%, qui était accompagnée de virages au milieu d’un paysage forestier. Rien d’effrayant. Continuant leur périple, c’est au 47e kilomètre que le premier point chaud a été placé. Il s’agissait notamment du premier sprint intermédiaire, qui a été franchi par le jeune coureur algérien Reguigui Youcef, sociétaire de l’équipe Sovac Natura 4Ever. Après le 50e km, la route est devenue un terrain de jeu favorable notamment pour les leaders du sprint. C’est à partir de cette distance jusqu’à Sedraia, où le deuxième sprint intermédiaire était placé. Encore une fois, c’était Reguigui à avoir franchi ce deuxième « check-point ». Au final et c’est après deux heures et demie de course, que cette étape s’est achevée en apothéose au centre-ville de la wilaya de Bouira en présence des autorités locales.

Statu quo en tête
Le premier à avoir franchi la ligne d’arrivée était l’Algérien Reguigui Youcef avec un temps de 2h31:18 devant ses deux compatriotes Hamza Yacine du Club Sovac (2h33:03) au coude à coude avec Laâgab Azzedine du GSP. Cependant, le succès de Reguigui n’a eu aucune incidence au classement général puisque le maillot jaune de leader est toujours détenu par le cycliste Mansouri Abderhamane, pensionnaire de l’UFC Blida.
Idem, pour les tuniques verte (meilleur sprinteur) et blanche (meilleur espoir U23), qui restent, encore une fois, la propriété de Yacine Hamza (GSP). Pour sa part, Julien Amadori garde sur ses épaules le maillot à pois du meilleur grimpeur pour la troisième étape de suite. En effet, il est utile de rappeler que le parcours des deux dernières étapes ne comportait guère de grand prix de montagne (GPM).