L’invitation lancée par le ministère de l’Education aux syndicats autonomes du secteur que sont le Satef, l’Unpef, le Snte, le CLA, le Snapest pour une réunion le mardi 3 avril a été reportée au 5 avril, a-t-on appris de source syndicale.

En effet, prévue initialement le 3 avril, la rencontre entre la ministre de l’Education nationale et l’Intersyndicale du secteur a été reportée de deux jours, Nouria Benghebrit étant retenue par ses activités au sein de l’Exécutif.
Le rendez-vous aura donc lieu le 5 du même mois, au siège du ministère. Ainsi, la réunion interviendra au lendemain de la grève générale à laquelle avaient appelé plusieurs syndicats de l’Education, la Santé, la Fonction publique, les télécoms et les Collectivités locales pour dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs.
En tout état de cause, les cinq syndicats concernés par l’invitation à la table des négociations vont discuter avec la première responsable du département de nouveau de leurs revendications toujours en suspens. Des revendications professionnelles qui ont notamment trait à la prime du Sud pour les enseignants, les promotions, la graduation et les heures supplémentaires.
La rencontre du 5 avril se tiendra, en fait, dans la continuité de celle du 24 février dernier entre la tutelle et les mêmes partenaires syndicaux, et qui avait vu les deux parties s’accorder sur une seconde rencontre pour ce début d’avril, consacrée à la «concertation», nous a indiqué le porte-parole du CLA, Idir Achour.
Interrogé sur les dates retenues pour les examens de fin d’année, dont notamment celle du baccalauréat, M. Achour estime que le report «peut être bénéfique pour certains et dérangeant pour d’autres, dans la mesure où les capacités de l’élève à s’adapter au changement deviennent déterminantes dans ce type de situation». Cela étant, notre interlocuteur a ses propres réserves au changement de l’échéance du Bac, considérant que «le mois de juin est difficile pour la révision, surtout si celle-ci doit se faire après le Ramadhan». Un avis partagé par le porte-parole du Snapest, Meziane Meriane. Ce dernier fait remarquer néanmoins qu’avec ce qui a secoué l’année scolaire, le report des dates d’examen de fin d’année était devenu un choix inévitable pour permettre aux élèves de rattraper les cours perdus et de réviser en conséquence.