Après avoir érigé la destination Afrique comme priorité en termes d’exports par les acteurs économiques nationaux, opérateurs et institutions, les initiatives événementielles se multiplient ces dernières semaines, boostées par la récente signature de la Zone de libre-échange de la communauté africaine (ZLECA).

Hier, le 5e Forum économique afro-arabe sur l’investissement et le commerce s’est tenu à l’hôtel Sheraton à Alger. Organisé par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), l’événement a connu plusieurs accrocs lors de la cérémonie de lancement ce qui rappelle d’autres antécédents en termes de problèmes organisationnels. Le forum a débuté avec plus de deux heures de retard, une chanson patriotique a été lancée au lieu de l’hymne national avant que celle-ci ne soit interrompue devant une assistance incrédule. La diffusion d’un film court a par la suite connu également des péripéties avec une diffusion en léger accéléré. « L’Algérie a signé l’Accord africain de zone de libre-échange et se propose d’être la porte de l’Afrique, notamment des pays voisins », a rappelé Ahmed Amine Boutalbi, Directeur général du CAAID, qui formule l’espoir de voir la collecte de 300 millions de dollars comme investissements directs. Des investissements dont ceux potentiels de 25 entreprises chinoises qui souhaitent, selon M. Boutalbi, ouvrir des industries en Algérie dans plusieurs domaines dont l’alimentaire et les matériaux de construction. Il a aussi indiqué la présence d’investisseurs turcs, russes et britanniques et des fournisseurs ghanéens, congolais et nigériens, qui souhaitent importer différents produits (ciment, matériaux de construction, produits alimentaires et équipements ménagers) depuis l’Algérie.
Par ailleurs, vendredi, il a été procédé à la signature d’une convention algéro-africaine de partenariat en marge du Salon des savoir-faire en sous-traitance industrielle (Midest) de Villepinte à Paris. « Une convention-cadre a été signée par la Bourse de sous-traitance et partenariat de l’Ouest (BSTPO, Ndlr) et la Chambre internationale du conseil et du partenariat, en marge du Midest », a précisé à l’APS Rachid Bekhechi, le président de la BSTPO, l’organisme qui participait jusqu’à vendredi au Midest, aux côtés de 20 entreprises algériennes, activant dans la sous-traitance industrielle dans les filières de la mécanique, l’électricité, l’électronique, le plastique, le caoutchouc et composites et la métallurgie. Rachid Bekhechi a par ailleurs indiqué que cette convention pourra permettre aux entreprises algériennes de passer à l’international, notamment sur le continent africain où de nombreux pays sont à la recherche de partenaires dans le secteur industriel. En effet, il est prévu dans le cadre de cet accord des voyages d’affaires de responsables d’entreprises algériennes dans les 13 pays membres de la Chambre afin de développer des relations de coopération et de partenariat, d’explorer les besoins du marché africain pour y accéder et développer l’exportation des produits de la sous-traitance industrielle algérienne.
R. A.