Le 12 septembre, juste après mes vacances d´été et après cinq années de travail intense à Tokyo, j´arrive avec mon épouse en Algérie, mon dixième pays, ma dixième destination professionnel après une longue carrière professionnelle qui va bientôt toucher à sa fin. 

Tout le monde me disait que je m´étais trompé en demandant Alger après Tokyo, et que le changement serait dramatique. Je dois reconnaitre que durant quelques minutes je me suis demandé si réellement je ne m´était pas trompé, mais je me suis rapidement résigné et au fond de moi je s´avais pertinemment que je n´avais pas tort, que je retournais au monde arabe pour clôturer le cycle que j´avais initié en Egypte, Syrie et Liban. 
Mon arrivée à Alger fut un peu lugubre. À l´aéroport le chauffeur et la secrétaire de l´Institut Cervantes d´Alger m’attendaient, ils nous ont accompagné mon épouse et moi à la résidence que l´Ambassade d´Espagne réserve au Directeur de l´Institut Cervantes, en entrant dans l´appartement, le ciel mets tombé dessus, le bâtiment ressemblé à une caserne des années 60, avec des policiers qui garder le portail d´entrée, clôturer de fils barbelés. En plus-l ´appartement était quasiment vide, sans mobilier, il sentait la peintre fraiche, des taches de peinture sur le carrelage, sur les plaintes, sur les vitres, ce n´était pas vraiment le lieu chaleureux dont nous rêvions. Toutes fois, Maria Angeles, a toute de suite mit la main à la patte, avec les quatre meubles que les collègues de l´Ambassade nous ont laissé, elle a réussi à rendre l´appartement plus chaleureux jusqu´a l´arrivé de nos meubles. 
L´Institut Cervantes d´Alger est l´un des plus anciens centre du réseau, il se trouve en plein centre d´Alger. C´est un lieu très convivial rempli de souvenirs avec une salle d´exposition / auditorium/ situé dans la partie qui fut jadis une chapelle, ce qui rend le lieu beaucoup plus intéressant et emblématique, sur tout avec les vitraux qui laissent pénétrer une agréable lumière éclairant l´espace avec de douces couleurs
Les bruits, les senteurs, l´amabilité des gens, la brise marine de la merveilleuse baie d´Alger et surtout la lumière, ont fait que rapidement je me suis senti comme chez moi. Le premier weekend nous sommes partis visiter les ruines romaine de Tipaza situées à 60 Km d´Alger et réellement je dois dire de ces ruines sont une pure merveille en plus de l´amabilité des locaux ont fait que nous sentions vraiment comme chez nous

Les bruits, les senteurs, l´amabilité des gens, la brise marine de la merveilleuse baie d´Alger et surtout la lumière, ont fait que rapidement je me suis senti comme chez moi. Le premier weekend nous sommes partis visiter les ruines romaine de Tipaza situées à 60 Km d´Alger et réellement je dois dire de ces ruines sont une pure merveille en plus de l´amabilité des locaux ont fait que nous nous sentions vraiment comme chez nous. 

cervantes 
Antonio Gil en las ruinas romanas de Tipaza

Le travail à l´Institut, le fait de me familiariser peu à peu avec le personnel, m´habituer à mon appartement, était un peu mon occupation pendant les premières semaines. Durant ces durs premiers jours d´adaptation au nouveau post, je me suis occupé à mettre mon appartement en bonnes conditions ; travaux de plomberie, installation d´antenne parabolique, des achats indispensables en attendant de recevoir mes biens. Contant sur la précieuse aide de Juan Manuel Corral, un andalous de Ubrique (Cadiz), concierge de l´Ambassade d´Espagne, qui malgré ses 30 années à Alger, et même si il était marié avec deux femmes algériennes, les langues n´étaient pas son point fort. Pourtant ce n´était en aucun cas un souci pour lui, car il a créé une sorte de nouvelle langue, un créole, une composition de 70% d´espagnol, 25 % de français et 5% d´arabe, avec laquelle il se faisait comprendre parfaitement et qui de temps en temps provoque des situations vraiment drôles, surtout quand les conversations sont de haut niveau et que les gens ne comprennent pas tout ce qu´il raconte.  Quoique parfois il a quelques petit soucis, avec des gens comme dirait lui, des « têtes creuses » comme le nouveau technicien d´antennes paraboliques que nous avons en face de notre résidence située au Boulevard Bougara, el Biar. Ici je reprends une des conversations que  Juan Manuel a tenu avec le technicien pour lui expliquer que ma carte d´abonnement  ne fonctionne plus  et que je devais l´utiliser Juan Manuel : Bonnes noches ajuya, comme estás toi?Téchnicien: Quoi? Juan Manuel : comme estás toi , yo te he dit Téchnicien : je ne comprends rien du tout Juan Manuel: Merde alors , si yo te parle correctement en français y árabe , es que toi estés tonto J´interviens pour lui expliquer au monsieur la salut de Juan Manuel Juan Manuel : bien, nous queremos, régler la televisión de mon ami pero nous no sabemos el code de la tarjeta Téchnicien: padon Monsieur mais je ne comprends pas laissez votre ami m´expliquer ce que vous voulez Juan Manuel : comme ? je parle perfectamente français si tu me entiendes pas es tu problema. Dime , donde est tu jefe ? él me comprends muy bien 

cervantes2C´était vraiment pas possible que j´intervienne plus que ça, Juan Manuel ne me laisse pas et avec patience et persévérance, j´arrive à lui expliquer tout au nouvel employé du magasin qui arrive à accéder à mon compte, en introduisant mon code d´abonnement et finalement le problème est régler. Quiconque aurait pensé que c´était un miracle, mais moi qui été avec Juan Manuel dans plusieurs situations ; avec des plombiers, maçons, technicien informatique, j´ai que tout le monde arrivé à le comprendre parfaitement, sans qu´il ne domine ni l´arabe ni le français, il a inventé sa propre langue créole, un langage avec lequel il peut communiquer avec tout le monde, il est même devenu l´Ange Gardien de tous les espagnols qui arrivent à Alger. Vive la grâce et la ruse andalouse ! Parfaitement représentées à Alger par mon ami Juan manuel 

cervantes3 Durant les quelques mois que je viens de passer dans ce merveilleux pays, dans lesquels j´ai réalisé en collaboration avec l´Ambassade d´Espagne un bon nombre d´activités culturelles, ou j´ai eu l´honneur de rencontré et discuter personnellement avec le premier Ministre ainsi que le Ministre de la Culture lors du Salon International du Livre d´Alger SILA. Ou encore la visite au port d´Alger de la Frégate Numancia, qui fait partie de la flotte de l´OTANCe qui démontre l´intérêt qui existe entre l´Algérie et mon pays