Ville côtière, Mostaganem connaît une forte croissance urbaine. Entre la mer à l’est et le massif du Dahra à l’ouest, la seule possibilité d’extension de la ville et du port semble être le sud. De fait, les plaines alluviales sont de plus en plus envahies par l’expansion urbaine.

Ce qui engendre des impacts négatifs sur le milieu naturel et notamment les zones humides dont l’équilibre écologique est aujourd’hui gravement menacé. «C’est notamment le cas du lac Chéliff, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Mostaganem. Bien que répertorié comme zone humide d’intérêt international, il est aujourd’hui cerné par un mégaprojet d’aménagement d’un nouveau pôle urbain dans la localité de Abdelmalek Ben Ramdane», explique un expert en la matière. Des études ont été menées dont les résultats obtenus témoignent de l’ampleur de sa dégradation et soulignent la nécessité d’engager des mesures de protection urgentes dans le cadre d’une stratégie durable d’aménagement du territoire. A relever que le comité permanent de la convention sur les zones humides a choisi « les zones humides pour un avenir urbain durable » comme thème pour la journée mondiale des zones humides en 2018. Le monde a célébré la Journée mondiale des zones humides pour commémorer la signature de la convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne. Le thème de l’année 2017 était « Les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes ». Chaque année depuis 1997, des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l’occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public sur les valeurs et les avantages des zones humides en général, et de la convention de Ramsar en particulier.