L’Intersyndicale de la Fonction publique s’est réunie, mercredi dernier, au siège de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), à Alger, aux fins de coordination en prévision de l’action de protestation du 4 avril prochain, apprend-on auprès d’Idir Achour, porte-parole du Conseil d’enseignants des lycées d’Algérie (CELA).

L’Intersyndicale a désigné les wilayas qui abriteront les quatre sit-in régionaux lors de la journée de débrayage du 4 avril.
«Il s’agit de Laghouat pour le Sud, Annaba, pour l’Est, Oran pour l’Ouest et, enfin, Bouira pour le Centre», ajoute M. Achour. «Le gouvernement continue d’ignorer les syndicats autonomes et à faire la sourde oreille à nos revendications. Il continue également à pratiquer sa politique d’appauvrissement du peuple», dénonce notre interlocuteur. Regroupant quatorze syndicats autonomes, de l’éducation, la santé, la Fonction publique, la formation professionnelle, du corps des vétérinaires, l’Intersyndicale a dénoncé «les atteintes aux libertés syndicales, l’annulation de la retraite proportionnelle, les réformes du code du travail ainsi que la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens». S’agissant de la note adressée par le ministère du Travail aux syndicats autonomes pour se conformer aux dispositions de la loi 90-14 quant à leur représentativité, à savoir un minimum de 20% dans les structures professionnelles, et de la lui faire parvenir les documents dans un délai qui ne saurait excéder le 31 mars 2018, l’Intersyndicale a décidé de tenir une journée d’étude le 31 mars prochain. «L’application de la loi ne dérange pas les syndicats autonomes. Ce qui nous agace, c’est le contexte dont lequel le ministre du Travail a agi», insiste M. Achour. Dans ce cadre, le projet de création de la Confédération des syndicats algériens, annoncé l’été dernier, pourrait être une solution, mais les modalités pratiques tardent à voir le jour.
Les animateurs de l’Intersyndicale affirment que la préparation des statuts et la constitution du dossier à déposer auprès du ministère du Travail est toujours en cours.