Le Front des forces socialistes (FFS) appelle à la libération immédiate et inconditionnelle des étudiants de l’Institut national de la poste et des technologies de l’information et de la communication (INPTIC), arrêtés jeudi à Alger par les services de sécurité.

Les personnes arrêtées dont on ignore le nombre sont les délégués qui mènent le mouvement de protestation dans cet institut depuis plusieurs mois. « Le FFS a appris avec consternation l’arrestation des délégués des étudiants de l’INPTIC, situé dans la commune des Eucalyptus dans la wilaya d’Alger. Ces derniers ont entamé un mouvement de grève depuis quelques mois pour exiger la satisfaction de leurs revendications socio-pédagogiques », lit-on dans le communiqué du FFS.
Ces délégués, note la même source, sont retenus en garde à vue depuis jeudi matin et seront présentés devant le procureur ce dimanche matin, d’après leurs parents. « Informés de ces arrestations, des parlementaires et des élus du FFS se sont déplacés au niveau des commissariats des Eucalyptus et de Baraki pour exiger leur libération », ajoute le document.
Pour la FFS, ces arrestations sont arbitraires et témoignent du recours abusif à la force dans la gestion des conflits sociaux. « Le FFS condamne avec la plus grande vigueur cette arrestation arbitraire et le recours abusif à la force et à la gestion brutale pour faire face aux revendications légitimes des étudiants », déplore le plus vieux parti de l’opposition, qui exige la libération immédiate et inconditionnelle des étudiants interpelés, tout en exhortant les autorités à mettre fin aux violations systématiques des franchises universitaires.
En grève depuis le 18 décembre dernier, les étudiants de l’Institut national de la poste et des technologies de l’information et de la communication demandent l’amélioration de leur formation universitaire par l’octroi d’accès aux laboratoires de recherche, la révision d’accès au mastère et autres. Ils demandent également le départ du directeur de l’institut qui n’a pas, aux yeux des étudiants, respecté ses engagements.
L’année universitaire 2017/2018 est marquée par une série de mouvements de protestation qui ont touché plusieurs spécialités et établissements universitaires. Les étudiants des Ecoles supérieures de l’enseignement, l’Institut national de la poste et des technologies de l’information et de la communication, l’Institut du tourisme ou encore les étudiants des facultés de l’éducation physique.