Les praticiens spécialistes n’écartent pas une éventuelle protestation en conséquence du refus d’avoir une autorisation pour une assemblée générale. Selon le communiqué du Collectif autonome des médecins résidents algériens, ces derniers se disent déçus notamment « après plusieurs semaines d’efforts soutenus et de tractations ayant pour objectif ultime la création d’un syndicat représentatif ».

Le collectif explique que suite aux « défis qui jalonnent notre parcours dans le secteur de la santé, des médecins spécialistes ont sillonné plusieurs wilayas, sollicitant les autorités pour obtenir le droit légitime à l’exercice syndical qui passe impérativement par une autorisation d’une assemblée générale nationale constitutive », soulignant que « les demandes aux fins d’une autorisation ont été déposées aux niveaux de deux wilayas, à savoir Tipasa et Constantine ». « Un droit a été injustement refusé en violation des textes de la loi numéro 90-14 du 2 juin 1990 », selon eux. Ainsi, ils se disent subir une nouvelle fois une mesure administrative discriminatoire et méprisante à leur égard vu que « cet avis défavorable à l’assemblée générale ne nous a même pas été formulé par un écrit officiel ». Il est bon de rappeler que la « représentativité de notre collectif avance à grands pas dans les établissements sanitaires de tout le territoire national, et que notre initiative est venue dénoncer une réalité désormais mortifère aussi bien pour nous que pour nos malades. Ainsi donc, nous voulons agir dans un cadre administrativement légal pour défendre l’intérêt commun ». En conséquence à cette situation de blocage et de violation des textes de loi, le collectif appelle « l’ensemble des praticiens spécialistes à rester déterminés pour revendiquer leurs droits légitimes et à se préparer pour de nouvelles épreuves de protestation avec possibilité de recourir, le cas échéant, à la grève qui semble désormais inévitable dans la conjoncture actuelle.
Nous allons revenir vers vous pour déterminer le plan d’action le plus approprié sur lequel dépendra l’avenir de notre collectif ».