La coopération entre l’Algérie et l’Union européenne s’est renforcée, par le lancement, jeudi dernier, à l’Ecole du tourisme et de l’hôtellerie de Aïn Benian, d’un « programme d’appui à la formation et l’employabilité ».

Ce programme « d’appui à l’adéquation formation-emploi-qualification (Afeq) » est d’un montant de 11 millions d’euros pour « l’objectif d’adapter la formation à l’emploi » en impliquant davantage le monde de l’entreprise et de l’entrepreneuriat. Afeq est conçu pour une durée de 36 mois, piloté par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et financé par l’UE à hauteur de 10 millions d’euros, avec une contribution d’un million d’euros de l’Algérie », précise Mourad Lemia, directeur national du projet. Ce dernier explique que « 1 200 000 euros du montant sera consacré au traitement du décrochage scolaire ».
Pour le représentant de ce secteur, l’Inspecteur général, Mustapha Mouhoubi, « la mise en place de ce programme constitue une réelle opportunité pour la promotion de l’employabilité par une meilleure adéquation formation-emploi, et ce, à travers une plus grande implication des entreprises dans l’inseArtion des jeunes ». Ce cadre, qui a lu un texte du ministre du Travail, Mourad Zemali, a relevé que ce programme vise essentiellement à «assurer l’adaptation des qualifications aux exigences des offres d’emploi exprimées par le secteur économique ainsi que l’adéquation entre la formation et l’emploi en matière de formation universitaire, professionnelle et par apprentissage ».
« La question de l’employabilité des jeunes sur le marché du travail constitue une préoccupation majeure des politiques nationales de l’emploi», a-t-il ajouté à ce propos. « Lorsque l’université forme, il faut que la formation soit conforme à la demande de l’entreprise et du besoin du marché », a ajouté Mourad Lemia.
Pour sa part, l’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, John O’Rourke, a mis l’accent sur l’importance « primordiale de l’emploi », en particulier celui des jeunes.
Rappelant que l’Algérie a posé « les bases d’une nouvelle approche de l’employabilité, qui consiste à rapprocher les entreprises du système de formation professionnelle». Le chef de la délégation de l’UE en Algérie explique que l’institution européenne vise à contribuer au « développement d’une main-d’œuvre qualifiée afin de promouvoir l’inclusion sociale pour un essor économique et social durable et inclusif ». De son côté, le représentant du ministère des Affaires étrangères, Ali Mokrani, s’est félicité du lancement de ce nouveau programme, qui vient s’ajouter à « quelque 17 programmes sectoriels d’appui » et qui vise à mettre la formation « en harmonie avec les besoins du marché de l’emploi en Algérie ». Le même responsable a expliqué que ce programme consiste à « soutenir » la politique de l’Etat algérien inhérente à l’adaptation de la formation pour répondre aux besoins des entreprises, soulignant que l’«employabilité est un enjeu capital pour un pays constitué en majorité de jeunes et de diplômés de l’université ».