Au lendemain de la sortie du ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, qui avait affirmé que la compagnie Air Algérie «n’est pas en faillite mais passe par une situation financière qualifiée de difficile»

, appelant le personnel de la compagnie aérienne à mettre de côté les revendications sociales jusqu’à ce que la situation s’améliore, le syndicat des techniciens d’Air Algérie, même s’il se dit solidaire avec la compagnie, n’écarte pas une éventuelle grève en solidarité avec ses collègues du syndicat PNC qui ont été récemment licenciés. Il faut dire que c’est la énième fois qu’un responsable du gouvernement reconnaît que la situation de la compagnie aérienne nationale est difficile sur les plans financier et organisationnel. En réaction à cette déclaration, le président du Syndicat national des techniciens de la maintenance des avions (Sntma), Ahmed Boutoumi, a indiqué que «les employés du technique n’ont pas trop le choix, surtout après la déclaration du premier responsable du département», soulignant que «pour le moment, on doit être solidaires et s’entraider». Cependant, la situation reste très électrique au sein de la corporation. Rien n’a été décidé, mais tout porte à croire que le débrayage n’est pas écarté, d’autant que notre interlocuteur expliquera que les quatre autres syndicats de la compagnie, qui englobent les pilotes de ligne, les techniciens de la maintenance avion, le personnel navigant commercial, affiliés à l’UGTA, ne comptent pas cesser leur mouvement avant la réhabilitation de tous les employés licenciés.
En effet, le syndicaliste a affirmé que «la situation au sein de la compagnie risque d’aller vers le pire, notamment après décision de suspension des sept membres du bureau de l’organisation syndicale autonome», soulignant par la même occasion, «la mauvaise gestion du staff de la compagnie, tout en demandant son départ». à titre d’exemple Boutoumi Ahmed a regretté la non-exploitation optimale du service de la maintenance bien que celle-ci puisse représenter «une source de revenus pour l’Etat», a-t-il précisé. Et pourtant, dira-t-il, «le personnel contrôle les avions d’autres compagnies, à savoir ceux de Tassili Airlines ainsi que les hélicoptères de la Protection civile». Par ailleurs, le syndicat rappelle que les techniciens et les ingénieurs de la maintenance des avions qui sont au nombre de 750 ont été «injustement» relégués, dans le cadre de la nouvelle grille des salaires, à la troisième position, soit derrière les pilotes, les stewards et les hôtesses de bord