Dans le cadre des 6es Journées de la photo, organisée par les associations « Iso Club » et « Nomads », en partenariat avec l’Institut français (IF) d’Oran, le grand public est convié, le 2 février prochain, à l’Institut pour assister à la projection/débat à 16H30 en présence du réalisateur Riadh Touat.

Ainsi, après Alger, Paris et Lille, la projection de «Wesh Derna ?» débarque à Oran. Le réalisateur nous explique à ce sujet que cette projection s’est faite sur l’initiative des associations organisatrices de l’événement en partenariat avec l’IF d’Oran, car le concept et la démarche de montrer une jeunesse algérienne créatrice et active les avai emballés. Riadh Touat souligne à ce propos : «Cela me fait vraiment plaisir que ce documentaire voyage dans une autre wilaya que la capitale. Ce qui est le plus important pour moi, c’est que ce documentaire a permis de donner la parole à des personnes qui ont des choses à dire.» Ajoutant, qu’ « aujourd’hui, à travers la diffusion de «Wech derna ?» ils ont gagné de la visibilité et leurs actions aussi. C’est ce qui est le plus important pour moi, mettre en exergue des jeunes Algériens que l’on ne voit pas dans les autres médias et qui, pourtant, agissent, chacun à leur niveau, impulsant une réelle dynamique à la société». Par ailleurs, à l’occasion de cette projection à Oran, une affiche a été concoctée à cet effet avec en égérie Manel Drareni de «5Art». A propos de ce choix, Riadh Touat explique : « Je l’ai choisie car elle incarne vraiment l’esprit de Wech Derna ? C’est une personne parfaitement polyvalente. Elle sort des sentiers battus pour explorer d’autres domaines et apporter quelque chose d’utile et de positif à la société.»
En effet, Manel Drareni vient d’un domaine qui n’a aucun rapport avec l’action culturelle, en l’occurrence l’architecture, pourtant elle s’intéresse et pratique la peinture, la création d’œuvres artistiques à travers la récupération d’objets recyclés et elle a suivi une formation dans le coaching. Le réalisateur précise également à propos de Manel Drareni que, lors de la diffusion de l’épisode qui lui avait été consacrés, elle avait enregistré un grand nombre de vues et de partages. Il y a eu aussi beaucoup de jeunes qui ont tagué leurs amis en commentaires. «Dans les commentaires, il y a eu beaucoup de tags où les jeunes écrivaient : «Regarde ce qu’elle fait, c’est ton idée, et c’est possible de le faire.» Et c’est cela qui me motive vraiment. Et mon premier objectif à travers « Wech Derna » est de donner l’exemple et inspirer les jeunes en leur démontrant que, oui, c’est possible de faire des choses dans le contexte actuel. Il suffit juste d’être créatif et d’agir», explique-t-il. A propos de la projection oranaise, Riadh Touat estime que «ce qui est intéressant c’est que l’aventure se, que le projet grandit et prend de l’ampleur pas après pas ». «Ce qui est important, c’est d’intéresser le plus grand nombre d’Algériens au concept et voir la réaction à chaud d’autres Algériens en dehors de la capitale. Et j’ai hâte de découvrir quel regard portent les Oranais sur « Wech Derna ? » conclut-il. Il est à noter que les 6es Journées de la photo se déroule du 1er au 3 février à Oran, avec comme invité le grand reporter et photographe Reza. Sur le site de l’IF d’Oran, il est souligné que « les passionnés de l’image captée au monde auront l’opportunité de faire vivre en action leur regard photographique grâce à des rencontres et des ateliers, des expositions. Du cinéma, des expositions, des parcours singuliers dans les différentes villes de nos environnements respectifs seront aussi au cœur du propos de ces «Journées de la Photo».n