On est loin de l’accalmie voulue par les pouvoirs publics en dépit de l’ouverture des canaux de dialogue avec les syndicats mécontents.

 

Hier, ce fut le tour du Cnapeste de mettre à exécution ses menaces en entamant une grève dans les établissements scolaires. La tutelle n’a pas hésité une seconde pour saisir la justice qui, à son tour, a déclaré la grève illégale. Au-delà des menaces proférées par la ministre de l’Education nationale à l’encontre des grévistes, considérés comme «hors la loi», c’est l’échec consommé du dialogue entre la tutelle et les syndicats qu’il faudrait relever. Car, même si cet énième débrayage n’a pas connu une large adhésion au niveau national, à quelques exceptions, il n’en demeure pas moins que les solutions extrêmes, d’un côté comme de l’autre, ne vont pas dans l’intérêt des élèves qui se retrouvent, à nouveau, otages d’un conflit socioprofessionnel interminable. D’ailleurs, la ministre de l’Education a tenu, hier, à rassurer les élèves que des dispositions ont été prises pour finaliser le programme scolaire des classes en grève. Elle a également appelé à un dialogue «civilisé» dans l’intérêt des élèves et pour une école algérienne de qualité.
De leur côté, les médecins résidents poursuivent leur mouvement de protestation après l’échec du dialogue avec la tutelle. Un conflit qui s’éternise, avec tout ce que cela implique sur la prise en charge des malades. Dans d’autres pays, plus avancés que le nôtre, le service public est intouchable et les grèves y sont strictement encadrées pour ne pas dire proscrites.
Mais, au-delà des revendications exprimées par les enseignants et les médecins, et au-delà des contraintes budgétaires qui empêchent le gouvernement d’agir comme par le passé, en «achetant la paix sociale», force est de constater qu’il faudrait, désormais, apprendre à dialoguer.
Ce qui suppose que les uns et les autres, devraient faire des concessions pour avancer. Il y va de l’intérêt de tous