Un Consortium de sociétés de conseils, dont l’expert et ancien ministre Abderrahmane Benkhalfa est le coordinateur, a organisé hier à Alger une réunion préparatoire d’un symposium international dédié à la place financière algérienne, qui doit avoir lieu du 3 au 6 avril prochain. 

 

Bénéficiant notamment du soutien du ministre des Finances Abderrahmane Raouya, la manifestation se déroulera sous forme d’exposition en marge de laquelle auront lieu trois colloques sur les trois journées de l’événement : colloques autour du marché bancaire avec un focus sur la finance islamique, le développement des assurances et le règlement électronique. «L’événement sera ouvert au public au palais des Expositions d’Alger. Outre les rencontres institutionnelles, les partenaires du symposium exposeront leurs dernières avancées en matière de finance grand public», indique Abderrahmane Benkhalfa, qui dit ambitionner de toucher à la fois «le public consommateur et le public corporate».
D’autre part, les organisateurs de l’événement espèrent une forte présence d’étudiants dans les domaines du management et de la micro-économie. A noter que le premier colloque sur le marché bancaire traitera l’une des tendances promues par les pouvoirs publics, à savoir la finance islamique. «C’est une filière émergente, l’ensemble des banques ont introduit à leur catalogue des produits de la finance participative», explique l’ancien ministre. L’autre choix, celui porté sur le marché des assurances, fera l’objet du deuxième colloque. Il est considéré par les acteurs de la finance comme étant «un marché complémentaire» à la place financière. «On s’oriente vers une synergie entre le secteur bancaire et celui des assurances», commente-t-on. Le troisième volet du symposium portera sur le mix entre les technologies de l’information et de la communication (TIC), la téléphonie et le secteur bancaire. «Le sujet traité concernera le e-paiement et le m-paiement, qui sont en plein développement en Algérie. Il s’agit de la fin-tech, qui unit le monde de la banque et de la technologie», indique M. Benkhalfa qui considère les banques et les assurances comme des partenaires importants du secteur des TIC.
Outre le secteur bancaire, celui des assurances prendra également part au symposium international d’avril prochain. L’occasion pour les acteurs de l’assurance d’exposer et discuter les nouveautés proposées à leur clientèle.
«L’innovation produit est un thème important pour nous. Le marché des assurances dans ce domaine a beaucoup évolué et offre ainsi des packs mieux adaptés à la clientèle», affirme Brahim Djamel Kassali, président de l’Union des assureurs et réassureurs (UAR), qui se réjouit de la progression enregistrée du chiffre d’affaires des sociétés d’assurances : «On n’a pas encore les chiffres définitifs, mais les prévisions de clôture montrent une progression du chiffre d’affaires de 2017. Celui-ci sera légèrement supérieur à celui de l’année dernière», indique-t-il. Le président de l’UAR a, par ailleurs, annoncé que de nouveaux produits novateurs pourront bientôt faire leur apparition, comme ce fut le cas du mobile marketing récemment lancé. Des réglementations seraient, selon le même responsable, en préparation notamment pour introduire l’assurance islamique (takaful) aux produits d’assurances. D’autre part, le président de l’UAR a indiqué que l’autre axe de travail des établissements d’assurances consistait au développement et à la modernisation des sociétés du marché. «Nous avons fortement progressé, il y a 15 ans, nous étions 800 agences sur le territoire national, nous sommes aujourd’hui à 2 300 agences», relève-t-il. «Nous développons aussi la bancassurance à travers 750 points de vente au niveau des banques», ajoute M. Kassali, estimant important de proposer des offres en assurance au niveau des établissements bancaires comme cela se fait dans plusieurs pays.
Concernant le symposium international, Brahim Djamel Kassali estime que ce sera l’occasion de vulgariser davantage l’ensemble des innovations financières de manière générale, mais également de promouvoir la mobilisation de l’épargne. «Nous pourrons, pour notre part, montrer les efforts faits par le marché des assurances pour se rapprocher davantage de la clientèle, se rapprocher des réseaux de distribution ; nous sommes également dans le numérique avec le devis en ligne et la vente en ligne», soutient-il, assurant que des efforts des acteurs des assurances sont fournis en faveur d’une synergie avec les banques «toujours dans l’optique de se rapprocher de la clientèle et d’améliorer la qualité de service ».